L'esprit scientifique 

mise à jour : le 14 octobre 2017

« Ce qui s'oppose à la vérité, ce n'est pas une autre vérité, mais l'erreur. »

(AZ, La maison jaune, L'âge d'homme, 1982)

Texte écrit également entre 2010 et 2012 sur wikipédia, puis déménagé sur wikirouge en 2014 et ici en 2017. Il fait suite à la démystification de wikipédia comme défenses et solutions au laisser-faire communaliste autogéré. On trouve cette dernière dans la cession « charlatanisme et impostures » : Cependant, il peut se lire indépendamment. Et je rajoute comme ailleurs, mes commentaire facebook sur le sujet.

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Entretien avec

« Ce serait la mort de la science que de rompre les relations qui existent entre les différentes sciences. »

commentaire facebook

Henri Wallon

« Comprendre, ce n'est pas créer. Mais c'est fournir à ceux qui font avancer la science le substrat humain qui permet le progrès. »

commentaire facebook

Police épistémologique 

commentaire facebook

« Il n’y a rien de choquant à la mise en place d’une police épistémologique « verbalisant » des incorrections méthodologiques sur lesquelles, en principe, toutes les sciences concernées devraient s’entendre bien qu’elles ne soient pas toujours habituées à les débusquer. »

Intro de sociobiologie vs socio-écologie, ISTE édition, 2017

C'est d'un point de vue méthodologique que je porte un regard et donc aussi un jugement logique sur les différentes disciplines que j'explore indirectement à travers les textes, les articles trouvables sur le net, de ce qui se dit sur de leur objet d'étude ou comment il est présenté médiatiquement et dans la masse.

Je ne aucun savoir sur aucun domaine d'étude ;
j'appréhende spontanément les opérations ;
je perçois les erreurs méthodologiques qui sont les mêmes malgré la disparité des disciplines, ce qui facilite les choses ;
Je suis sensible aux personnes qui suivent inconsciemment ou consciemment le mouvement dialectique de la pratique et des applications scientifiques..

Mon approche n'est pas tellement aimée par les uns qui ont pignon sur rue et dont leur influence est hégémonique bien qu'ils se sentent victimes des autres qu'ils accusent de tous les mots/maux soit 

  • de spiritualiste contre les regards mettant en lumière dialectiquement la dialectique de/dans la nature; 
  • de pseudo-scientifique contre Freud, la psychanalyse et l'épistémologie; 
  • de pédagogisme contre les pédagogues ; 
  • de non scientifique contre les domaines historiques/naturalistes ; de troll ou d'aliéné sur les forums et wikipédia 
  • ...etc. 

Ils amalgames leur opposant naturel et ceux qui osent critiquer leurs démarches puritaines. Les connaissances apportées et mes critiques sur/de leur esprit ont tendance systématiquement, en plus des attaques à la personne, à faire effacer mes écrits ou à me faire bannir. Ça brise totalement leur point de vue. C'est intolérable pour eux.

Ou sinon, ça me rapproche des autres sans l'avoir voulu. Le plus souvent, je les félicite et les suit de loin puisqu'ils m'inspirent également et me font connaître un domaine qui m'est méconnu. Cependant, je ne suis pas sans critiques formelles et factuelles afin d'affiner les choses mais qui en définitif ne brise pas le cadre théorique qu'ils ont généré par leurs études.

Aperçu : méthode scientifique type historique

Sur les articles du communisme, de son histoire et celle des pays communistes en général, Je ne fais que montrer un petit et minuscule grain de quartz. Mais, pour notre société occidentiste, être amoral et objectif, est un mal.

« Il est urgent de renoncer à tout vocabulaire moralisateur et de se consacrer au patient examen des sources disponibles, en élargissant les perspectives et en variants les angles de prises de vue. En un mot : faire de l'histoire et uniquement de l'histoire... » (Pierre Briant)

j'appose, donc contre l'histoire "reconnue" et subjective, ce petit grain de quartz qui n'a pas été remarqué ou sciemment oublié lors de l'observation des milliers de lames minces d'un même bassin faite par les historiens sous l'influence des phénomènes hégémoniques de notre société dont l'idéologie de l'occidentisme. Les résultats faussés sont donc repris comme tel par les wikiens par jugement idéologique.

Or,

 « la réalité ne se réduit pas aux apparences, et qu'à s'en tenir aux apparences, à ce qui nous frappe immédiatement et directement on peut se fourvoyer. L'erreur mise en scène dans ce récit est-elle courante ? Selon, Marx, loin d'être une exception, elle est typique dont la plupart des gens appréhendent la réalité dans notre société. S'appuyant sur ce qu'ils voient, entendent et touchent dans leur environnement immédiat - empreintes de toutes sortes -, ils en tirent des conclusions qui sont dans bien des cas l'exact opposé de la vérité » (Bertell Ollman)

Ce minuscule et unique grain de quartz d'une unique lame mince détruit toute l'histoire des milliers d'autres lames minces (micro et millimétrique) du même bassin (kilométrique).

Par conséquent, l'observation stricte de millier de lames minces, comme les wikiens sous influences et les historiens romanesques le font, ne suffit pas. Le Bassin est ainsi à regarder en son entier, puis revenir aux lames minces et vis-versa. Abstraire ou Classifier de telle façon que l'histoire du Bassin observé dans les lames minces soit significative et représentative de l'histoire du Bassin global.

L'erreur qui est ainsi évitée est de plaquer un système logique sur la réalité au risque de faire rentrer celle-ci de force dans le moule forgé par l'esprit[1]. La science est une activité essentiellement humaine, non l'accumulation mécanique, automatique d'information objectives qui conduirait, grâce aux lois de la logique, à des conclusions inévitables[2]. Par conséquent, les nouvelles connaissances de l'objet d'étude ne viennent pas directement de l'observation, ni de l'expérience (l'empirisme), mais des jugements logiques dans le cadre d'une théorie donnée ou nouvellement développés[3].

  1. Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Syllepse, 2007, p. 399 
  2.  in Darwin et les grandes énigmes de la vie (1977), Stephen Jay Gould (trad. Daniel Lemoine), éd. Points, coll. Sciences, 2001, chap. 20, p. 173
  3. in Foundations of the logical theory of scientific knowledge (Complex Logic), Alexandre Zinoviev, éd. Reidel Publishing Company, 1973, partie editorial introduction, p. VIII (citation de la partie Logical and Physical implication, p.91 in Problems of the Logic of Scientific Knowledge (1964))

Quésako : Pensée petite-bourgeoise et Pensée scientifique

Depuis quelques temps, je suis attaqué par deux personnalités qui effacent systématiquement ce que je note dans les articles sous prétexte que c'est littéralement médiocre, du mauvais français, un style personnelle, sources secondaires, sources non-univertaires bien qu'issu des universitaires... ce qui sous entend est ce que j'écris est "idéologiquement dangereux" au nom de je ne sais quelle bonne conscience. J'ai surnommé ainsi la demoiselle d'exterminatrice, d'éliminatrice de par cette attitude analogue aux staliniens que je nomme attitude communiste; puis de son mentor d'idéologue puisque ses résultats dans une français littéraire digne du prix Goncourt sont subjectifs, or, les écrits qui se disent scientifiques ou philosophique voulant aller à la subjectivité est ce que je nomme science petite-bourgeoise et pensée petite-bourgeoise. Ils n'ont véritablement pas aimés.

Cependant tout est de ma faute puisque dans les discussions des articles communistes, marxistes, khmer rouge j'avais anticipé contre tout ce qui allait tendre aux conclusions subjectives. A savoir que cette finalité va à l'anticommunisme, à l'antimarxisme, à l'antimatéralisme. C'est comme si l'article Juif se construisait de la sorte tendant ainsi à des conclusions antisémites avec des faits et événements réels et parfaitement sourcés. C'est ce que mes deux compères voulaient insinuer jovialement avec leurs sources universitaires. Ils ont ainsi perdu leurs gaités et se sont sentis insulter.

Or, ce qu'elle considère comme insulte, c'est à dire ma dénonciation de la pensée petite-bourgeoise et d'attitude communiste, n'est que son jugement personnel.

Dans ce que j'ai écrit je parle également à tous les internautes, wikipédien ou non. D'après Le communisme comme réalité, dont la cible ne sont pas seulement les communistes post-féodaux comme les idéologues tendent à le faire mais à tout individu qui ont cette attitude, ce que j'entends alors par idéologues ou pensées petite-bourgeoises ou pensées antiscientifiques ou la science petite-bourgeoise ou l'esprit-antiscientifique ou attitude communiste vue comme des insultes par opposition à la pensée scientifique et matérialiste, la science, l'esprit scientifique :


  • « D'un point de vue petit-bourgeois quelque chose de normal et naturel est "quelque chose" de bien. ce type de pensée ne fait pas de différence entre l'appréciation subjective des phénomènes et leur qualités objectives. »
  • « L'homme qui pense en petit bourgeois remarque les faits directement observables et en tire aussitôt sans la moindre analyse des généralisations hâtive. Ses jugements sont subjectifs, c-à-d, qu'ils portent la marque de ses penchants personnels »
  • « L'homme qui pense en scientifique cherche non seulement à constater les faits, mais, également à les analyser en tenants compte de leur hasard ou de leur nécessité, il tâche d'en analyser les lois que l'observation immédiate ne discerne pas et d'éliminer l'influence de ses propres penchants sur les résultats de ses réflexions. »
  • « La pensée petite-bourgeoise prétend voir ses résultats directement confirmés par les faits observables. La pensée scientifique au contraire sait que ses résultats ne coïncident pas directement avec les faits observables. Ils ne fournissent que des moyens à l'aide desquels on peut expliquer les faits concrets et les prédire. »
  • « Le petit-bourgeois est enclin à faire passer ce qu'il ressent pour la vérité. »
  • « Il m'est fréquemment arrivé de me heurter à des conclusions qui, bien que faites par des gens cultivés, n'en étaient pas moins monstrueuses d'absurdité. » C'est ce que je nomme des imbéciles intelligents c'est à dire non-idiot. Moi, c'est tout le contraire.
  • « Cette façon qu'ont les esprits petits-bourgeois de confondre leurs appréciations subjectives avec la situation objective va tellement loin que la majorité des notions utilisés dans les conversations roulant sur des problèmes sociaux ont actuellement perdu leur caractère scientifique pour devenir de simples expressions d'estimation. »
  • « L'esprit petit-bourgeois considère la vie des autres comme s'il se trouvait dans leur situation, transposant sur eux son attitude, ses critères de jugement, ses sentiments. »
  • « La science suppose l'utilisation d'une terminologie réfléchie, précise, qui ne laisse place à aucune ambiguïté. L'idéologie suppose au contraire l'utilisation de termes insensés, vagues, équivoques. La terminologie scientifique n'a pas besoin d'être analysée, interprétée. La phraséologie idéologique doit-être commentée, comparée, repensée. Les affirmations scientifiques supposent qu'on puisse à tout moment les confirmer, les réfuter, voire même dans le cas extrêmes, reconnaître leur caractère insoluble. L'absurdité des propositions idéologiques fait qu'on ne peut ni les réfuter ni les confirmer. »
  • « La science actuelle ne se préoccupe pas seulement de rechercher la vérité. Sa part d'esprit scientifique, lequel ne ressemble nullement à la science telle qu'on la conçoit communément, est loin d'égaler celle d'un esprit antiscientifique hostile au premier, mais apparemment bien plus scientifique que lui. L'esprit scientifique produit des abstractions, l'esprit antiscientifiques les détruits sous-prétextes qu'elles ne tiennent pas compte de tel ou tel facteur. L'esprit scientifique établit des notions rigoureuses, l'esprit antiscientifique, sous prétexte d'englober la multiplicité du réel, leur confère des sens divers. L'esprit scientifique évite d'utiliser les moyens dont il peut se passer. L'esprit antiscientifique fait feu de tout bois. L'esprit scientifique cherche à simplifier et à clarifier. L'esprit antiscientifique embrouille et complique. L'esprit scientifique s'efforce de banaliser ce qui parait insolite. L'esprit antiscientifique vise au sensationnel et aime entourer de mystère les phénomènes les plus ordinaires. Au début, l'un et l'autre (sous d'autres nom, bien sûr), peuvent être considérés comme parts égales d'une même science, mais bientôt l'esprit antiscientifique prend le dessus, exactement comme ces mauvaises herbes qui étouffent les plantes qu'on oublie de sarcler. »

Il est plus que certain que cela plaît à peu de personne, surtout pas à la majorité de l'intelligentsia et des spécialistes les plus médiatisés, les plus dans le vent.

Par ailleurs, pour reprendre Jules Guesdes :

« ... contre nos conclusions collectivistes ou communistes, il est plus facile de trouver des juges et des geôliers que des arguments. ». 

Or, 90% des sources sur le sujet sont ceux des juges et geôliers qui peuvent être aussi marxistes et communistes. Ainsi, 90% des sources sont des critiques qui tendent à la subjectivité ou qui ne veulent pas aller jusqu'au bout de l'objectivité vers l'immanence.

Mais, les sources que j'utilise de façon matérialiste et scientifique, dont les sources directes comme les textes de Marx, sont considérés comme secondaires, non-universitaires c'est à dire idéologiquement dangereuses. En effet, elles ne correspondent pas aux vents politico-médiatique du moment, à la pensée dominante et hégémoniques des universitaires médiatiques.

Ce n'est pas parce que le socialisme de même que le marxisme ont fait beaucoup de bruit au XIX dans la société pour l'un et dans les universités d'après guerre pour l'autre qu'ils englobent de façon hégémonique la société et les universités.

 Même si elles dominent comme le prolétariat en masse domine sur la bourgeoisie (dont l'aristocratie) plus restreinte, le socialisme et le marxisme n'ont jamais été hégémonique dans la société et les universités, donc non significatifs et non représentatifs de la société et des universités.

 Or, ce n'est pas le cas de la pensée issu de la bourgeoisie bien que restreinte dans la société et aujourd'hui dans les universités, elle est toujours hégémonique dans les universités et les sociétés en général.

Vous voyez maintenant comment l'encyclopédie de Diderot s'est vu être mis au bûcher et les communistes soviétiques révolutionnaires se sont fait exécuter dans les années 1930. Le fait et la raison pour lesquelles Diderot ne fût mis sur le bûcher eussent étés que l'administration religieuse commence à perdre de son pouvoir totalisant sur la noblesse et la haute bourgeoisie contrairement au temps de Giordano Bruno. Mais, ça n'empêche pas les bannissements.

« Le pourquoi » et « Le comment » : peut-être pas français mais...

Étant donné que "le commencement" et "l'origine" des choses sont pour la majorité des gens du pareil au même, j'emploie à la place dans les discussions "le pourquoi" et "le comment". Alors qu'est ce que le pourquoi et le comment ?

  • "Le pourquoi" des choses est le commencement de ces choses c'est à dire la manifestation spatiale et temporelle de la naissance de ces objets. C'est le commencement de toute pensée idéologique et théologique dans l'explication de l'histoire globale.
  • "Le comment" des choses est l'origine de ces choses c'est à dire les processus constitutifs expliquant l'apparition des objets. C'est l'origine de toute pensée scientifique dans la recherche historique et l'explication du mouvement des mondes (univers, terre, nature, société). Bien que le philosophe matérialiste n'a que faire du commencement, l'étude du comment des choses en science tend vers le pourquoi véritable ou authentique de la formation des choses c'est à dire vers la découverte du commencement scientifique, une date de naissance, une datation.

L'esprit scientifique dans le combat contre la mal-pensée scientifique

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Suite à la lecture de Gould, Zinoviev et Marx, j'ai pu ainsi repéré les arnaques sociologiques des philosophies - réductionnistes et linéaires - des libéraux (empirisme, pragmatisme, utilitarisme, spencerisme). Bien que celles-ci soient une avancée d'un point de vue historique de la pensée scientifique par rapport à celle de l'ancien régime de droit divin (transcendance absolu), ces philosophies libérales n'en sont pas plus progressistes car n'englobent jamais la totalité ni dans les phénomènes naturels, ni dans le droit. Ça reste fixer sur les parties concrètes non abstraites soit dans l'idée de ce que l'on fait du réel. La vision globale des philosophies d'une transcendance absolue (spiritualisme, idéalisme) est rempli de vide (Dieu, esprit, volonté...). Les libéraux éclatent en mille morceaux la globalité du monde mais ne voient (analyse) que les morceaux qui sont à leur image perçu dans le miroir. Ce qui conduit chez Locke a être un organisateur de l'esclavagisme malgré son discours sur la liberté. La liberté des libéraux va seulement et strictement à leur propre classe sociale.

En cela, je ne suis pas tendre à raison dans mes commentaires facebook sur certains articles de "psychologie et cerveau" de tendance sociobiologique/évopsy (tout gène et sélectionniste) ou neuromécanique (tout cerveau), puis sur ceux d'Afis sur les sujets touchant surtout à l'OGM et à la psychanalyse. L'Afis, sceptique et zététique, est anti-freud, a tendance à soutenir l'innéisme (le tout gène) et la recherche OGM mais en occultant les enjeux capitalistes et les influences politico-philosophiques sous-jacentes.

Les regards anti-dialectiques (anti-Hegel) restent fixer sur des parties sans en voir la globalité du tout, ni comprendre les enjeux immédiat et à venir.

Emile Jalley défini longuement ces arnaques dans l'extrait ci-dessous :

In Emile Jalley (2015). La réforme du collège (p. 62-63). L'Harmattan :

« L’utilitarisme, le pragmatisme, le libéralisme économique, l’empirisme sensualiste et associationniste, all the same , tout cela c’est le même monde. Reste à caractériser un peu mieux le dernier de ces animaux.

L’empirisme associationniste, d’abord britannique, puis nord-américain, s’oppose trait pour trait au rationalisme dialectique européen.
Voyons mieux.

Primat du fait perçu 

(voire mesuré comme donnée brute)

 SUR

l’idée, la catégorie, le jugement.

Primat de la réceptivité, de la passivité, de la statique

SUR 

la spontanéité, l’activité, la dynamique

=> L’homme est une machine, faite pour servir, obéir surtout, jouir un peu mais pas trop.

Primat de l’équilibre

SUR 

le déséquilibre,

sur le conflit, la contradiction,

la dialectique interne des opposés. 

=> Tout système tend de soi à l’équilibre. L’obstacle vient toujours du dehors, des autres. Le mal ne vient pas du dedans, mais toujours du dehors, au mieux comme une malchance, mais souvent aussi comme l’effet d’un complot. C’est ce que Lacan appelait le principe de la connaissance paranoïaque. Le chômage de masse par exemple n’est qu’un accident de parcours externe.

Primat de l’analyse 

SUR 

la synthèse. 

=> Diviser le cerveau pour empêcher de maîtriser par la pensée. Aliéner dans le détail. Dans une conversation récente, une magistrate retraitée, ex-membre de la Cour de cassation, me déclare qu’il s’agit selon elle d’un parti pris à visée politique. Elle a tout de suite compris.

Pour caractériser le rationalisme, inverser les termes. Il y a là deux philosophies qui ne s’entendent pas : 

* la première est la philosophie du commerce, de la technique, du management, 

* la seconde la philosophie de la culture, des lumières, en l’occurrence de l’esprit ( Geist ) et de la science ( Wissenschaft ).

Dans le débat traditionnel depuis l’Antiquité jusqu’aux temps modernes, la philosophie européenne a toujours donné raison au rationalisme contre l’empirisme, même s’il a existé des philosophes empiristes de grand talent (Gassendi, Locke, Hume).

La philosophie américaine, c’est parfois un peu plus compliqué, mais rarement et aujourd’hui du passé (C. S. Pierce (1839-1814), W. James (1842-1910), J. Royce (1855-1916), J. Dewey (1859-1962)).

J’ai parlé ailleurs en plusieurs endroits de la philosophie anglo-américaine, notamment à propos de l’affaire de la nouvelle bible scientiste en psychopathologie et psychiatrie (DSM V), et je n’y reviens pas : positivisme logique, philosophie analytique, philosophie de l’esprit, et tutti quanti (Jalley, CRP 2007, SM1 2011) : Russell, Moore, Ayer, Wittgenstein, Ryle, Acton, Dennett, Davidson, Parfit, Carnap, Strawson, Austin, Searle, Anscombe, Kenny, Putnam, Fodor, Pylyshyn, Marr, Smart, Armstrong, Borst, Block, Churchland, Kim, Quine, Kosslyn, Goodman, Lewis, Haugeland, Woodfield, Rovane, Reid, Nagel, Libet, McGinn ; voir Wikipédia).

Quel fatras ! »

Fin de citation.

Théorie, science et technique, pédagogie et lecture

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Il y aujourd'hui une méconnaissance de ce qu'est une théorie. Or, c'est le résultat de l'expérience et du regard, de la pratique et des questionnements reliés par un processus d'abstraction. Son domaine est celle de la connaissance et sa sphère d'étude est celle de la contemplation.

C'est ce que résume le schémas de mon regard-scientifique, ici

Une théorie n'a rien de spéculatif comme l'accuse Platon, et n'est pas une hypothèse ou un fait que l'on doit chercher à valider ou à analyser comme chez les empiristes. On ne construit pas consciemment une théorie, elle vient inconsciemment à soi.

Les pédagogues et les enseignants sont à l'origine du cadre théorique de leur domaine. Rejeter les pédagogues ou mettre de côté l'enseignant comme le font les empiristes est une erreur grave d'un point de vue méthodologique et stratégique.

En effet, les démarches empiriques pures font
* soit réinventer le fil à couper le beurre parce qu'une théorie sous-jacente est déjà dans les mœurs inconsciente du domaine d'étude. Cependant, cela est clamée par les médias et les scientifiques comme des découvertes nouvelles et révolutionnaires,
* soit cautionner l'ordre hégémonique parce que la mesure n'est pas encadrée même inconsciemment par une théorie définie.

Et dans tous les cas, ça renie les mouvements dialectiques soit le développement complexe des choses soit le concret réel comme par exemple la configuration d'une classe et les interactions internes et externes, puis l'interpénétration entre l'école et la société.

Le cadre théorique notamment de la lecture mise en lumière par Mme Charmeux est le plus avancée. Et comme tout théoricien de renom (Copernic, Darwin, Marx, Freud, Wegener, Alexandre Zinoviev...), elle est vivement prise à parti aussi bien par les traditionalistes que par les empiristes, ou alors totalement ignorée ou passé inaperçue par le corps de la société.

Dans mon schémas, l'expérimentation et l'observation indirecte, la technique et les applications qui caractérisent la sphère de le mesure est a posteriori. Dans un développement scientifique, ça devrait affiner et représenter de façon simplexe par modélisation le concret réel complexe mise en lumière par l'étude dans/de la sphère de la contemplation. Ce qui arrive parfois comme le cas de la théorie de Wegener sur la dérive des continents.

Mais, d'une manière globale, l'ingénierie avec l'appui de l'ordre immédiat cherche à contrôler la nature par la technique, et substituer la nature par la technologie. La mesure va ainsi de manière a priori primer sur le concret réel au détriment de la complexité du concret. On n'est plus dans le cadre de la propension du développement de la nature dont celle de l'enfant, mais dans un cadre de destruction. C'est le cas actuel du cognitivisme, des neurosciences et de l'ingénierie en général. La sphère de la mesure s'est refermée sur elle même et la plupart de ses membres en sont devenus aveugles ou alors en démissionnent totalement pour élever des chèvres.

Cependant ce n'est pas une fatalité si on remet les choses à leur place. Et en remettant la sphère de la contemplation avant la sphère de la mesure, les conclusions erronées suite à l'interprétation des résultats de la mesure par les empiristes s'abolissent pour laisser place à une représentation simplexe du concret réel et de ses mouvements où il n'y a plus de place aux interprétations. Et, c'est en définitif par anticipation du développement qu'on résolve les problèmes ou qu'on assure le résultat escompté sans destruction.

Il y a toujours eu une tension entre technicité et scientificité : édition ISTE, 2017.  Cela s'est intensifié avec la révolution industrielle où la technique s'est substituée à la science. Cependant en occident, on a toujours chercher :
* sous l'antiquité à ordonner la nature selon des modèles mathématiques/géométriques (platonisme),
* à l'époque moderne à contrôler la nature par la technique (empirisme)
* et depuis la révolution industrielle à substituer la nature par la technologie (techno-scientisme).

Encore aujourd'hui même en pédagogie, la technique veut primer sur la nature et son développement historique.

Au niveau de l'écrit et de la langue, cela a conduit à ne plus savoir l'origine matérielle des mots sauf à être étymologiste. Notre langage alphasyllabaire aussi bien à l'écrit qu'à l'oral est devenu très abstrait. Ce qui n'est pas le cas du chinois dont l'écriture bien que fortement symbolisée est concrète. Si la syllabe « Khi » ou « Qi » évoque selon un point de vue phonétique le concept d'une force intérieure d'après les aprioris transcendantalistes de l'occident sur la philosophie chinoise, du taoïsme et du bouddhisme, l'idéogramme représente en fait un homme portant 4 assiettes. « Khi » représente l'équilibre/le talent, une habilité observable et immanente.

Ainsi, pour citer Yves Richez :

« Si notre langue est avant tout sémantico-consonatique (alphasyllabaire), la langue chinoise (syllabaire) est une langue de tracés dynamiques (agencés-charpentés) dont le principe est 'penser-regarder'.» (Yves Richez, ISTE, 2017 p. 188)

=> Importance du regardé afin de penser le réel tel qu'il est.

« la langue chinoise (syllabaire) est une langue centrée sur le réel là où notre langue (alphasyllabaire) est élaborée avant tout pour les idées et les concepts. Certes, la pensée chinoise développe elle aussi une pensée dite 'abstraite', mais le principe s'oriente principalement sur le « procès des choses ». » (Yves Richez, ISTE, 2017 p. 49)

=> Importance de l'action en tant que praxis.

« À l'inverse de l'écriture phonétique, l'écriture syllabaire est dynamique et participative. Elle entraîne une mémoire visuelle et sensorimotrice en raison d'un tracé dynamique et précis autant que rigoureux 'dans-de' l'espace. L'écriture 'picto-idéographique', dite configurative, a été élaboré pour observer, regarder, décrire, là où notre langue 'sémantico-phonétique' s'est développée pour penser, abstraire, voir, réfléchir, analyser. » (Yves Richez, ISTE, 2017, p. 55)

=> Importance de l'habilité spatiale.

Si notre langage d'un point de vue linguistique passe par une composante phonétique, afin de représenter les choses telles qu'elles sont c'est à dire de manière matérialiste comme le fait spontanément un chinois, on est obligé quand à nous de passer par l'abstraction c'est à dire par la « méthode du passage de l'abstrait au concret » (selon le titre de la thèse de 1954 d'Alexandre Zinoviev sur la logique du Capital) soit par la démarche dialectique. J'entends méthode comme une stratégie et non comme une technique. Je parle de méthode globale en tant que stratégie globale et non en tant qu'outils technique prédéfini ou non à l'avance : http://regard-scientifique.monsite-orange.fr/page-58a87f1ca… (non corrigé, non finalisé).

Notre composante linguistique phonétique prévue à l'origine à l'analyse (« spiritualisme <> empirisme », tactique synthétique) en devient ainsi figurative (« matérialisme <> dialectique », stratégie analytique/globale) permettant la synthèse des choses par un processus conscient d'abstraction. Cela permet en plus de percevoir la dialectique de/dans la nature.

Mais, on reste encore dans des démarches anti-dialectiques qui conduisent à des conclusions d'aliénation et de destruction. C'est le cas en effet de la syllabation. Et, il est vrai que toutes les mesures sont prises pour que la pédagogie ne motive pas le regard mais reste strictement dans l'écoute. Ce qui a profité largement au prosélyte depuis les années 90.

Ce n'est cependant pas une fatalité.

En effet, on sait depuis Claparède que l'enfant a une perception syncrétique ou globale même si celle-ci est floue. Or, cette perception globale permet d'affirmer que l'enfant est un dialecticien né. Il perçoit les choses de manière complexe.

Mais, l'éducation traditionaliste et empiriste empêchent l'enfant de développer cette perception en réduisant son regard sur ce que dit le maître : le verbe en est devenu dieu et la parole de dieu en est devenue vérité. On est en plein autisme où le monde de l'idée et de l'abstrait pur prime sur le concret réel.

Cela conduit l'enfant à des contradictions entre ce qu'il perçoit globalement et ce que notre langue alphasyllabaire nous inculque. C'est exactement comme chez les techniciens du cerveau qui concluent l'inverse de ce que les résultats de la mesure mettent à jour. Mais, les empiristes disent que ce sont les enfants qui sont troublés !! Cherchez l'erreur ?!

En plus de son utilité, lire est selon moi la mise en jeu des modes spatiales et linguistiques face à l'écriture de notre langue. Connaître la configuration de l'objet à lire est primordial. La lecture d'un écrit sur un tableau, sur une affiche, sur un écran, dans un livre est différente suite à la variété des configurations spatiales. L'organisation comme celle des lettres formant un mot comme dans un scrabbles ou un diamino est plus importante que sa sonorité.

Par ailleurs si le mode opératoire linguistique comprend une composante phonétique et figurative et que c'est la phonétique qui prédomine dans notre langage alphasyllabaire, c'est la composante figurative que les pédagogues doivent actualiser afin de développer une perception claire du réel sachant que l'enfant a une perception globale des choses mais floue. La composante phonétique joue peu de rôle a priori dans l'apprendre à lire. Mais, elle prend son importance a posteriori afin d'affiner la synthèse par l'analyse soit lorsque l'enfant a déjà appris à lire le réel et écrire avec le réel. Dans le cas des enfants normaux, la lecture est une action passant par l'outil visuel.

L'apprentissage par l'écoute ne fait que formater et faire croire au calembredaine.

Or, le pédagogue ne doit jamais dire la « Vérité ». Il ne doit pas demander « dis moi ce que tu fais » ou « dis moi ce que tu ne comprends pas ? » mais « montre moi ce que tu fais » ou « montre moi comment tu fais ». Le pédagogue reste d'abord dans un non-agir et c'est par la suite qu'il devient stratège afin d'obtenir de l'enfant le résultat escompté en anticipant ce qui fait ses forces et ses faiblesses, ce qui est opérant et non opérant.

De plus, si le Mode Opération Naturel musical est cohérent avec le MoON linguistique selon Yves Richez, le « rythme » (Frank Ramus, cercle psy, sept-oct 2017) perçu par les oreilles chez les bébés n'a pas besoin de sonorité lors de la lecture d'un texte. Le sourd est capable de battre et suivre un rythme sans capter le son par l'audition. Une pluie qui tombe, un cœur qui bat, des vagues qui déferlent, l'armée qui défile ont des rythmes. De ce fait, on ne peut pas conclure à la syllabation par la perception des rythmes de la langue des parents perçue précocement par leur bébé. Et, d'autre part, le bébé a également une perception visuelle précoce comme le montre diverses études mises en avant par Segers. Selon un autre article du même numéro de Cercle Psy, le regard est aussi des plus importants dans la communication entre le bébé et les parents.

De plus d'un point de vue évolutionniste, la lecture peut passer par tous les sens même pourquoi pas par l'olfactif. Ce qui importante dans « le comment de la lecture » est la configuration spatiale et la représentation linguistique figurative. Cela est facilité par la vue et contrairement à l'aveugle, elle permet de voir venir les obstacles muets plus facilement et d'anticiper au loin les obstacles imprévus au départ.

Et pour finir, la finalité de la lecture et de l'écriture et donc « le pourquoi le lecture » est en définitif la communication et non l'information. La communication permet d'échanger les choses motivant une critique des esprits tandis que l'information est unilatérale et imposée comme vrai.

Le maître qui passe par le béaba ou par le dialogue social donc par une composante linguistique phonétique impose sa vérité qui doit être suivie à tout prix. Il bloque ainsi toute communication entre le Moi et le concret réel. On est ainsi enfermé dans un en-soi. Ça installe un être absolu au détriment d'un être social. On ne lit plus le réel et on écrit en dehors du réel. Si les spiritualistes et les empiristes ont un très beau style et sont très convaincants, ils ne savent ni lire le réel, ni écrire avec le réel. Ils sont enfermés dans l'idée, l'abstrait pur quand bien même réaliste.

Lire est en définitif communiquer avec le réel, le passé ou le présent, ici ou ailleurs mais pas sans questionnement/doute.

Et la connaissance du réel n'exclut pas « l'imaginaire » (dont les souvenirs) mais abolit « la fiction » (dont la mémoire) imposée par le spiritualisme, l'ultra-empirisme et le l'hyper-pragmatisme :

« Nos cousins d'outre-Atlantique ont trouvé, à défaut de souscrire à l'imaginaire et au symbolique, une parade face au réel : la fiction. Nous voilà maintenant prêts à discuter le "génie empirique" de l'Amérique que Jean Braudillard analysaient comme peut-être une révolution réussie, (où) :

« la fiction n'est pas l'imaginaire (...) au contraire de notre mouvement à nous (européen) qui est d'anticiper la réalité en l'imaginant ou de la fuir en l'idéalisant (...). Le mode de vie américain, lui, est spontanément fictionnel, puisqu'il est outrepassement de l'imaginaire dans la réalité. »

'Make believe ! I just do it !' Et l'on verra bien ! » (Maurice Corcos (2015))

Or, « Celui qui s'interdit d'imaginer ne découvre rien, il ne fait qu'ajouter quelques brins d'herbe à la pelouse. » (Henri Wallon)