Philosophes matérialistes

mise à jour le 25 septembre 2017

Les philosophes matérialistes sont des personnalités qui définissent et décrivent le monde selon une pensée matérialiste, c'est à dire une pensée définie sur l'immanence du monde réel selon la réalité et l'objectivité du monde global et non plus sur une entité fictive (spiritualiste) ou sur la spéculation de l'esprit (idéalisme).

Le matérialisme n’a ni lieu, ni a priori d’histoire. Il y a d’ailleurs rejet et occultation des philosophies matérialistes [1] dans l’histoire des philosophies qui est ainsi dominée essentiellement et absolument par les philosophies transcendantes donnant une hégémonie aux religions et à l’idéalisme dans l’histoire et la pensée de l’humanité globale. 

Ainsi, cette universalité, étendue dans le temps et dans l’espace, fait que le matérialisme n’est pas une philosophie ou un courant de pensée en tant que tel mais autre chose situé en dehors de l’histoire et de la ligne de dichotomie entre transcendance et empiriocriticisme, ou entre métaphysique et expérience physique. 

Les contradictions de la société pesant sur cette ligne dichotomique au cours du temps sont à l’origine du matérialisme. Les philosophies matérialistes en tirent une vision qualitative du monde réel (nature et société) basé sur lui-même et non des finalités ou des résultats prônant la complexité ou l’impossibilité de découvrir le monde global par lui-même bien que le monde et son étude soient complexes.

Sommaire

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  • Antiquité
    • Dans l’Inde ancienne
    • Antiquité grecque
    • Antiquité latine
  • Moyen Âge et époque moderne (I au XVII siècle)
  • Au XVIII, sa renaissance
  • Au XIX, évolutionniste et dialectique
    • Matérialistes dialectiques
    • Matérialistes évolutionnistes
  • Matérialistes contemporains
    • Autres matérialistes
    • Matérialistes dialectiques
  • Notes et références

Antiquité

Dans l’Inde ancienne

  • Chārvāka [2] [3]
  • Kaṇāda [4]
  • Kapila [5]
  • Mahāvīra [6]
  • Autres : Pakhuda Kātyāyana cofondateur de la secte athée Ājīvika ; les philosophes jaïns [7] avec leur théorie des molécules et des atomes, de la substance du vivant et du non-vivant ; la Philosophie bouddhiste dans sa notion de l’atome [8] et sa philosophie matérialiste de la condition humaine [9]

Dans la pensée/regard chinois

  • Le Yi King dont la dialectique et l'immanence sont explicités selon le concret réel par Confusius mais détourné par le Taoïsme ou les charlatans de manière transcendaliste ou spiritualiste.

Antiquité grecque

  • Prédémocrites [10] : Thalès, Héraclite, Pythagore
  • Leucippe
  • Démocrite [11]
  • Épicure [12]

Épicure

« Si les Dieux voulaient exaucer les vœux des mortels, il y a longtemps que la terre serait déserte, car les hommes demandent beaucoup de choses nuisibles au genre humain.»

« Le plaisir, c’est ce qui est en repos, et ce qui est en mouvement. » 

(in Diogène Laërce)

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Moyen Âge et époque moderne (I au XVII siècle)

=> Dans cette longue période, seul Cyrano de Bergerac est matérialiste.


Les courants de pensée œuvrant inconsciemment à l'encontre de l’orthodoxie (pouvoir et idéologie chrétienne et musulmane) sont :

* les hétérodoxes aristotéliciens du Ier au XIVe[13] : Averoes, Thomas d'Aquin

* les naturalistes immanentistes du XVe[14] : Pomponazzi, Francesco de Vicomercato, Bernardino Telesio, Giordano Bruno, Cesare Cremonini, Giulio Cesare Vanini, Laurent Valla, Jean Louis Vivès, Pierre de La Ramée et Francis Bacon

* jusqu’à l’apogée du naturalisme au XVIIe[15] avec Baruch Spinoza selon trois courants distincts : 

** atomiste : Pierre Gassendi, Robert Boyle, Bernard Le Bouyer de Fontenelle

** empiriste : Thomas Hobbes, Gabriel Naudé, Pierre Bayle, John Locke

** et irréligieux : Cyrano de Bergerac qui va jusqu'au matérialisme

Ainsi, les sciences (Johannes Kepler, Nicolas Copernic, Galilée, Isaac Newton…) influencées par les phénomènes sociétaux sont de même origine, c’est-à-dire issues du mouvement naturaliste. Les naturalistes immanents ont encore besoin de l'Être dans leur objet d'étude et l'origine des choses.

Le rapprochement de ces trois pensées — atomisme, empirisme et irréligion — de manière inaliénable a pour conséquence, au XVIII, la renaissance et le développement du matérialisme.

Au XVIII, sa renaissance : 

=> De l'irréligion à l'athéisme, du mécanisme au transformisme et l'émergence du communisme

  • Jean Meslier
  • Julien Offray de La Mettrie
  • César Chesneau Dumarsais
  • Denis Diderot en amitié avec Jean-Jacques Rousseau
  • Paul Henri Thiry d’Holbach
  • Sylvain Maréchal en amitié avec Gracchus Babeuf

Au XIX, évolutionniste et dialectique

p.391 - Deux types d'engagement politique : « Deux mvt contestataires, libéral et socialiste, constituent un milieu favorable à l'émergence d'idée philosophiques radicales. Selon des motifs différents, ils affrontent les autorités politiques et économiques en place. Dans leur désir de renverser l'ordre établi, soit dans le système politique, soit dans les rapports sociaux, les plus déterminés d'entre eux adoptent un point de vue strict de l'immanentisme. Dans le prolongement de leur engagement politique, ls pourchassent la transcendance sous toutes ses formes. Deux nvlles tendances matérialiste voient donc le jour au 19 siècle, dans le feu de la bataille pour la liberté politique et pour l'émancipation sociale. » (Pascal Charbonnat, 2007)

Matérialistes dialectiques 

=> promotion d'une stratégie émancipatrice (liberté <=> égalité) déterminée par les conditions réels psycho-socio-historiques et contre les tactiques illusoires d'émancipation (religiosité, idéalisme, anarchisme, réformisme, postmodernisme)

p. 467 : « La méthode dialectique constitue, pour Marx et Engels, la garantie d'une conception matérialiste véritable. Elle les distingue du matérialisme évolutionniste, qualifié de "vulgaire" par Engels, et des philosophes critiques, plus ou moins proches du mouvement ouvrier. En ce sens, le matérialisme dialectique résume les conditions de validités du savoir scientifique. Il expose de façon générale les principes de la connaissance positive du réel. » (Pascal Charbonnat, 2007)

Matérialistes évolutionnistes

=> promotion pour la liberté et pratique contre les illusions du spiritualisme

p. 468 : « Comparé au matérialisme dialectique, le matérialisme vulgaire demeure dans la sphère métaphysique, c'est à dire qu'il ne parvient pas a dépasser le principe d'identité, ce qui explique pourquoi il envisage l'évolution sous une forme uniquement graduelle: il ne peut admettre l'existence de la contradiction dans les phénomènes naturels. Les choses se transforment peu à peu, sans renversement, de sorte que le même soit étranger à l'autre. Cette divergence de conception du mouvement évolutif aboutit à un désaccord politique. » (Paschal Charbonnat, 2007)


Vasile Conta, (15 novembre 1845 à Ghindăoani dans le județ de Neamț, 22 avril 1882 à Iași), est un philosophe, juriste et ancien ministre de l'Éducation de la Roumanie. Influencé par Ludwig Büchner et les travaux d'Herbert Spencer, il est considéré comme le précurseur des sciences naturelles en Roumanie.

Sa conception sur l'origine des choses se fonde sur la notion de fatalité. Le fatalisme pour Conta « signifie que le processus immanent à l'œuvre dans la nature s'inscrit dans la nécessité; autrement dit l'absence de créateur n'implique pas le chaos et l'inexistence de loi. » (Charbonnat, 2007).

Contrairement aux évolutionnistes enfermés dans une vision linéaire de l'évolution, il cerne les limites d'un mouvement continu. Il y intègre une discontinuité dans le jeu des luttes et des équilibres comme le matérialisme dialectique. Cependant, il y voit dans ces discontinuités qu'une continuité et non une négation.

Œuvres

  • Théorie du fatalisme : essai de philosophie matérialiste, Bruxelles, Mayolez, 1877, 320 p. sur Internet Archive
  • Les fondements de la métaphysique, trad. D. Rosetti-Tescanu, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1890. sur Gallica
  • Théorie de l'ondulation universelle : essais sur l'évolution',1876, trad. D. Rosetti-Tescanu, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1895.

Sources

  • Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, éditions Syllepse, 2007, p. 437-445

Jean-André Rochoux (27 mai 1787, Argenton-sur-Creuse, 16 avril 1852,  Paris) est un médecin et philosophe français.

Il fait ses études de médecine à la faculté de médecine de Paris, est reçu interne en 1807 et soutient sa thèse en 1812. Il devient un médecin réputé, collabore à des publications médicales et est élu membre de l'Académie de médecine. Bon connaisseur des maladies tropicales pour avoir passé cinq années en Guadeloupe, il est choisi en 1822 par le gouvernement français pour étudier en Espagne l'épidémie de fièvre jaune. Il est aussi connu pour avoir nié, selon une croyance médicale de l'époque, la présence de sucre dans le sang des diabétiques.

Il poursuit en même temps des travaux de philosophie. Avant la diffusion du matérialisme allemand ou matérialisme évolutionniste (Carl Vogt, Ludwig Büchner) en France, il s'inspire de l'épicurisme pour proposer une philosophie naturelle qui énonce un immanentisme.

Œuvres

  • Recherches sur l'apoplexie et sur plusieurs autres maladies de l'appareil nerveux cérébro-spinal, thèse pour le doctorat en médecine, 1813 ; nouvel ouvrage en 1833
  • Recherches sur la fièvre jaune, Béchet Jeune, Paris, 1822
  • De l'épicurisme et de ses principes applicables, thèse, 1831
  • Principes des philosophie naturelle, appuyés sur des observations microscopiques, 1842
  • Épicure opposé à Descartes, 1843.

Bibliographie

  • Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, éditions Syllepse, 2007, p 430-431

Gaétan-Pierre Stanski (1807 à Wiatrowice en Galicie, 15 février 1879 à Paris) est un médecin anti-contagionniste. Il légua cependant à sa mort une somme d'argent à l'Académie de médecine pour la fondation d'un prix à décerner au mémoire le plus convaincant sur l'existence réel de la contagion. Le Prix Stanski a été décerné en 1892 à Pierre Victor Galtier.

Libre penseur, il est matérialiste de la lignée évolutionniste. Il défend en philosophie comme en médecine dans la question de l'origine des choses un concept de « spontanéité » des choses, c'est-à-dire la capacité des choses à se former, à se structurer, à se développer par eux-mêmes sans l'intervention de quelque chose extérieur aux choses. Dans son application en médecine, la maladie s'est donc déclarée spontanément dans le corps devenu malade, sans être apportée par quelque chose d'extérieur. Dans l'état des connaissances de l'époque, l'idée de contagion des maladies dans leur globalité y est vue comme un créationnisme défendu par les dogmes religieux. C'est contre ce point de vue que Stanski est anti-contagionniste.

Biographie

Il fait ses études médicales à Paris. Ancien élève de l'École pratique, il est interne en 1835, et devient membre de la Société anatomique. Il eut à se louer de la protection du comte Tanneguy Duchâtel, ministre de l'intérieur. En 1859, il soutient sa thèse inaugurale. Puis, se fixe ensuite à Paris, en tant que médecin du bureau de bienfaisance de l'institution des diaconesses et du diaconat réformé et chirurgien du deuxième dispensaire de la Société philanthropique, etc. Il est également membre de la Société médicale du IIIe arrondissement, etc.

De la Spontanéité de la Matière dans les Manifestations Physiques et Vitales, 1872

  • «...Celui qui avance un fait affirmatif ou positif, doit en faire la démonstration et non celui qui soutient un fait négatif. Autrement on ne résoudrait aucune question, car toutes les discussions s'arrêteraient à ce demander réciproquement : Prouvez que ce que vous affirmez est vrai; et, puis: Prouvez que ce que j'avance n'est pas vrai. » (éd. Baillère, 1872, p. 27)

Œuvres

  • Du ramollissement des os en général et de celui du sieur Potiron en particulier, mémoire présenté à la Faculté de médecine pour le Prix Montyon en 1838 auquel il a été décerné des éloges publics (suivent les Questions...). Thèse de Paris, 1839, in-4.
  • Observation de paralysie de la troisième et de la cinquième paire de nerfs encéphaliques, suivie de considérations sur les fonctions de ces nerfs et sur celles des nerfs optiques, Arch. gén.de méd., t.IV, p. 62, 1839.
  • Recherches sur les corps étrangers trouvés région sublinguale et considérés comme calculs salivaires Arch. gén.de méd., t.XII, p. 184, 1839
  • Recherches sur les maladies des os désignées sous le nom d'ostéomalacie, Lettres sur la cause principale des morts subites survenues et pendant l'inhalation du chloroforme. Paris, 1851, in-8°, 6pl.
  • Le choléra est-il contagieux ? Mémoire à la Société des médecins des hôpitaux de Paris. Paris, 1865, in-8°.
  • De la contagion dans les maladies. Mémoire à l'Académie de médecine. Paris, 1865, in-8°.
  • Examen critique de diverses opinion sur la contagion du choléra. Paris, 1806, in-8°.
  • Le choléra est-il contagieux ?. Paris, 1866, in-8°.
  • De la contagion dans les épidémies, analyse du rapport de la commission de l'Académie de médecine sur les épidémies de choléra morbus des années 1854 et 1855 et de celui de la Conférence sanitaire internationale de 1866. Paris, 1870, in-8°
  • De la spontanéité de la matière dans les manifestations physiques et vitales.Paris, 1871, in-8°.
  • Nouvelles études sur la spontanéité de la matière Réponses a quelques objections. Paris, 1873, in-8.
  • La contagion du choléra devant les corps savants. Paris, 1874, in-8
  • Les conclusions du Congrès sanitaire international de Vienne et les commentaires des M.Fauvel devant la logique. Paris, 1875.
  • Un mot à propos de la discussion à l'Académie de médecine sur le choléras de1873. Paris, 1875, in-8°.
  • De l'inutilité d'isoler les maladies dans les hôpitaux, éd. Delahaye, 1876, 23p.
  • De la contagion de la variole. La variole contagieuse par inoculation ne l'est pas à distance. Paris, 1877, in-8°.

Référence

  • Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, tome 11, 1883, p. 434-435

Matérialistes contemporains

p. 547 - Le succès en devenir du matérialisme : « Les courants matérialistes du 20 siècle offrent ce visage d'une double négation; chacun semble achever sa disparition, mais est en réalité dans l'attente de l'épreuve des faits. L'un dépend du cours historique pour renaître et quitter l'état d'inerte léguée par le stalinisme. L'autre montre la garde autour des sciences de la nature, et espère qu'un jour il ne sera plus qu'une redondance inutile. »

Autres matérialistes

p. 547 - Le succès en devenir du matérialisme : « L'appellation " matérialisme " y est utilisée est revendiquée comme jamais dans toute l'histoire de la philosophie. Mais, c'est pour en faire principalement une révision de ce qu'elle a été dans la clandestinité. Autrement dit, le succès du matérialisme au 20 siècle a conduit à l'adjonction d'une entité étrangère au sein même de l'immanentisme. Juste après l'avoir formulée, le matérialisme fait ainsi lui-même l'expérience de la négation. » (Pascal Charbonnat, 2007)

  • Mario Bunge (père du dit « matérialisme scientifique », promu par les éditions matériologiques et très critiqué par Denis Collin et Lucien Sève pour sa caricature de la dialectique et de son matérialisme)
  • Richard Dawkins (père du gène égoïste, athée extrémiste, critiqué par Stephen Jay Gould)
  • Guillaume Lecointre 
  • Noam Chomsky
  • Bertrand Russell
  • Willard Van Orman Quine
  • Ivan Pavlov (a une conception plutôt dialectique selon Henri Wallon)
  • ...etc

Pseudo-matérialistes : Denis Collin (idéaliste dialecticien), Michel Onfray (athée extrémiste, anti-freud), ...

Matérialistes dialectiques

p. 477 - Une philosophie de l'émancipation : « La philosophie de Marx et Engels est donc inséparable de leur conception matérialiste de l'histoire, qui expose comment la production des moyens d'existence a bouleversé la place de l'homme dans la nature. Cette philosophie répond ainsi à la question de l'origine, après que la conception matérialiste de l'histoire ait résolue le problème du commencent réel de l'humanité. Autrement dit, la science historique, née de la critique de l'économie politique, donne l'impulsion décisive à la constitution d'une pensée de l'immanentisme chez Marx et Engels, tout comme les sciences de la nature ont été un support essentiel dans l'élaboration du matérialisme évolutionniste. » (Pascal Charbonnat, 2007)

Eftichios I. Bitsakis (en grec : Ευτύχιος Ι. Μπιτσάκης, Eftýchios I. Bitsákis, né en Crète en 1927) est professeur de philosophie et d’histoire des sciences à l’Université de Jannina, professeur de physique théorique à l'université d'Athènes puis directeur de la revue Outopia dont voici un artcile de sur l'AFIS avant que l'association tombe dans le techno-scientisme : Les conceptions de l’univers, d’Aristote au Big Bang (Pecker, J.-C., Outopia, 2009)

Bitsakis est résistant dans l'Organisation de la Jeunesse pour l'Unité Panhellénique (Ενιαία Πανελλαδική Οργάνωση Νέων (ΕΠΟΝ)) créé en 1943. Au cours de la Guerre civile grecque, arrêté, il est emprisonné pour 7 ans. En 1967, il part pour Paris. Il devient Docteur en philosophie à l'Université de Paris VIII (1973) et Docteur d'État en Philosophie des sciences (1976)1. Il a été pendant 6 ans chargé de cours d'Analyse Mathématique à l'Université de Paris XI et de Philosophie des Sciences à l'Université de Paris VIII. Il a également travaillé à Saclay au laboratoire de physique nucléaire du collège de France et a enseigné à Orsay.

La Nature dans la pensée dialectique, 2001

« ... il y a des marxistes qui n'acceptent l'existence que de dialectiques concrètes, régionales dans les domaines spécifiques du réel. D'autres n'acceptent qu'une dialectique de l'histoire. Les uns et les autres n'acceptent pas la légitimité de la dialectique de la nature, et plus généralement du matérialisme dialectique, qu'ils considèrent comme une addition « idéologique » à la connaissance positive du marxisme : de la science marxiste, identifiée au matérialisme historique. Nous avons signalé les objections contre ces idées. » (éd. L'Harmattan, 2001, p. 244)

« L'évolution de la connaissance n'est pas linéaire. Elle ne se réalise pas non plus de façon continue. Elle est le produit de contradictions qui naissent dans le processus même de la connaissance, et qui amènent à la formulation de concepts nouveaux et de nouvelles lois et théories. » (éd. L'Harmattan, 2001, p. 336)

Bibliographie Bitsakis :

En français et anglais :

  • Physique contemporaine et matérialisme dialectique, Éditions sociales, 1973
  • Le problème du déterminisme en physique, Thèse d'État, Paris, 1976.
  • Le concept de système quantique - Définition, séparabilité, transformation, des Cahiers Fundamenta Scientiae, no 81, Séminaire sur les fondements des sciences, éd. Université Louis Pasteur, Strasbourg, 1978
  • La Philosophie de la nature d'Aristote, éd. Centre de documentation sciences humaines, 1979
  • Physique et matérialisme, éd. Sociales, 481p, 1983 (C'est une édition rallongée et mise à jour de Physique contemporaine et matérialisme dialectique)
  • avec Nikos Tambakis, Determinism in Physics, Compte rendu du Second Meeting International d'Epistemologie de Septembre 1984, éd. Gutenberg Publishing Company, Athènes, 306p., 1985
  • avec Cleanthes A. Nicolaides, The Concept of Probability, Kluwer Academic Publishers, Dordrecht, 449p, 1989
  • Le nouveau réalisme scientifique : Recherches philosophiques en microphysique, éd. L'Harmattan, 269p., 2000
  • Paul Langevin: du réalisme scientifique au matérialisme, Épistémologiques, 2002
  • La nature dans la pensée dialectique, éd. L'Harmattan, 384p., 2003
  • Microphysique: pour un monisme de la matière, in Jean Debussy, Guillaume Lecointre et Marc Silberstein, Les matérialismes (et leurs détracteurs), éditions Syllepse, 2004, p. 113-134

En grec :

  • ΑΠΟ ΤΗΝ ΠΥΡΑ ΣΤΟΝ ΑΜΒΩΝΑ, éd ΤΟΠΟΣ
  • ΔΡΟΜΟΙ ΤΗΣ ΔΙΑΛΕΚΤΙΚΗΣ, éd ΑΓΡΑ
  • ΕΙΝΑΙ ΚΑΙ ΓΙΓΝΕΣΘΑΙ, éd ΣΤΑΧΥ
  • ΤΟ ΕΙΝΑΙ ΚΑΙ ΤΟ ΓΙΓΝΕΣΘΑΙ, éd ΔΑΙΔΑΛΟΣ Ι.ΖΑΧΑΡΟΠΟΥΛΟΣ
  • ΤΙ ΕΙΝΑΙ ΦΙΛΟΣΟΦΙΑ (ΚΜΕ), éd ΣΥΓΧΡΟΝΗ ΕΠΟΧΗ
  • ΘΕΩΡΙΑ ΚΑΙ ΠΡΑΞΗ, éd GUTENBERG ΠΑΝ/ΚΑ-ΕΚΔ. ΕΠΙΧ/ΕΙΣ Γ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ & Κ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ
  • ΙΔΕΟΛΟΓΙΚΑ Τ.Α, éd GUTENBERG ΠΑΝ/ΚΑ-ΕΚΔ. ΕΠΙΧ/ΕΙΣ Γ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ & Κ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ
  • Η ΦΙΛΟΣΟΦΙΑ ΤΟΥ ΑΝΘΡΩΠΟΥ, éd GUTENBERG ΠΑΝ/ΚΑ-ΕΚΔ. ΕΠΙΧ/ΕΙΣ Γ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ & Κ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ
  • Ο ΔΑΙΜΩΝ ΤΟΥ ΑΙΝΣΤΑΙΝ éd GUTENBERG ΠΑΝ/ΚΑ-ΕΚΔ. ΕΠΙΧ/ΕΙΣ Γ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ & Κ.ΔΑΡΔΑΝΟΣ
  • Η ΔΥΝΑΜΙΚΗ ΤΟΥ ΕΛΑΧΙΣΤΟΥ, éd ΔΑΙΔΑΛΟΣ Ι.ΖΑΧΑΡΟΠΟΥΛΟΣ
  • avec Dimitris Belantris ΟΙ ΠΟΛΕΜΟΙ ΤΗΣ ΝΕΑΣ ΤΑΞΗΣ, éd ΠΡΟΣΚΗΝΙΟ
  • ΓΟΝΙΔΙΑ ΤΟΥ ΜΕΛΛΟΝΤΟΣ, éd ΠΡΟΣΚΗΝΙΟ

Notes et références

  1. Pierre F. Daled, Le matérialisme occulté et la genèse du « sensualisme ». Écrire l’histoire de la philosophie en France, Paris, J. Vrin, coll. « Pour demain », 2005, 319 p
  2. Marc Ballanfat, Les matérialistes dans l’Inde ancienne, traduction, notes et commentaires, préface de Pierre-Svlvain Filliozat, Paris, L’Harmattan, 1997, 156 pages
  3. Jean Dubessy, Guillaume Lecointre et Marc Silberstein, Les Matérialistes (et leurs détracteurs), Syllepse, 2004., p725
  4. Dubessy, Lecointre, Silberstein, 2004, p.724
  5. Dubessy, Lecointre, Silberstein, 2004, p.724
  6. Heinrich Zimmer, Les philosophies de l’Inde, Payot, 1996
  7. Heinrich Zimmer, Les philosophies de l’Inde, Payot, 1996
  8. Dubessy, Lecointre, Silberstein, 2004, p.724
  9. Ballanfat, 1997, p11
  10. Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Syllepse, coll. « Matériologiques », 650p, 2007, p49-70
  11. Charbonnat, 2007, p71-95
  12. Charbonnat, 2007p95-141
  13. Charbonnat, 2007, chap.4: « Fossiles matérialistes exhumés par l’hétérodoxie (Ier-XIVe) », p.141-165
  14. Charbonnat, 2007, chap.5 : « Naturalismes immanentistes (XVe-XVIe) », p.|165-211