Mes inspirations

Mes (p)réfèrences


Je poste sur cette page toutes les créations biographiques écrites sur wiki dont de wikipédia anglais.

A

Rien ne naît de rien

Voici un aperçu de déterminants à ma nature 

et de ma connaissance a priori et de mon savoir a posterioi

Soit quatre éléments (déterminisme, nature humaine, connaissance et savoir)

qui sont niés par les post-modernes suite à une caricature de la science par les empiristes.

ANNÉES ÉCOLE - COLLÉGE

1982-1987 (villageS : GM .CP - CE1 - CE2 / ville : CM1. CM2)

Oui-Oui, livres Disney

CBS et extension Atari

Natation, Vélo, Bois

TO7 à l'école de Dijon

Amstrad CPC

Dessin animée Japonais

Séries Américaines

Grand Ami A.R. CM2

1987-1992 (privé 6.55.4.3)

Sinusites/bronchites

Arrêt natation

Judo à 14 ans

Grand ami V.L. en 3.4

Club Dorothée

Youpi l'école est fini

Go Nagai (Goldorak, Bomber X)

Leiji Matsumoto (Albator)

Akira Toriyama (Dragon Ball)

Akemi Takada (chara-designer de Max et cie, creamy)

Shingo Araki (chara-designer de Goldorak, les chevaliers du zodiaque, Ulysse 31...)

ANNÉES LYCÉE

1992-1997 (22.1.TT)

1996 - début de Deltadiffusion (1996-2007)

Travail saisonnier : agent d'entretien d'espace vert

Frank Herbert : la saga Dune

nouvelles d'Azimov et qq BD

au CDI

Premiers achats romans et mangas (Gunm, Cobra)

Georges Lucas : La saga SW

Akira Toriyama : Dragon Ball

Ken Ishikawa : Getter Robot Go

Première TV

Mégadrive (Street Fighter, Sonic,...)

 PS1 (Legacy of Kain, Soul Reaver, Tail Concerto, Tomb raider, Soul edge, Les trois royaumes, Crash Bandicoot, Spiro, FF, Jade cocoon, Tekken ...)

premier magnétoscope

Quelques Cassettes d'animé

ANNÉES FAC 

SCIENCE DE LA TERRE

1997-2003 (DD.D.L.MM)

30h/semaine de cour (1997-2003)  30h/semaine payé 20h de Delta-diffusion (1996-2007)

Période « Travail »

(ça n'améliore pas la condition de naissance du prolétaire)

Victoire de la finance sur le sociale et endettement des familles

Première rencontre avec :

Stephen Jay Gould

Maurice Mattauer

PS2 (idem, Kessen, ...)

ANNÉES POST-FAC

2003 - 2013

période 45h/semaine de Médiapost (1996-2007),
internet à la maison en 2003

UV de géotechnique avec le CNAM de Paris (1 à 2 UV / an entre 2004 à 2010),

USDDAP en 2006

Go Nagai, Go ! en 2006

période recherche d'un vrai emploi (2003-2009) : néant

dossier prud'homme en 2007

Découvertes en 2008 de :

Karl Marx et sa famille (Engels,Lissagaray, Lafargue, Jules Guesde)
Christophe Darmangeat

Alexandre Zinoviev
Pascal Charbonnat

Matérialisme dialectique

Wii - 3DSnew

PSP-PS3 en 2013

RMI/RSA (2007-2009), EVS (2009-2012)

RMI/RSA, EVS (2009-2012)

Chômage (2013)


ANNÉES ESPE

jusqu'à aujourd'hui

2013 - 2015 ...

Formation CPE avec l'ESPE de Dijon

Période éducation et psychologie

victoire prudhomme et cours d'appel (2014)

Rencontre avec :

M.G.

Lev Vygotsky

Henri Wallon

Émile Jalley

Yves Richez

PS4


Par Centre d'intérêt

Trinité théorique : Stephen Jay Gould - Alexandre Zinoviev - Karl Marx

Famille Marx : Friedrich Engels, Paul Lafargue, Lissagaray, Jules Guesde

Anthropologie : Christophe Darmangeat, Alain Testart

Manga : Go Nagai / Ken Ishikawa, Akemi Takada, Shotaro Ishinomori, Osamu Tezuka, Leiji Matsumoto, Akira Toriyama, Shingo Araki

Irréligion : Jean-Paul Gouteux

Pédagogie : Henri Wallon, Ovide Decroly, Yves Richez

Psychologie : Émile Jalley, Lev Vigotsky

Histoire : Enzo Traverso, Annie Lacroix-Riz, Domenico Losurdo ...


C

Par ordre Alphabétique et biographie rapide

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Shingo Araki, Christophe Darmangeat, Ovide Decroly, Friedrich Engels, Jules Guesde, Jean-Paul Gouteux, Ken Ishikawa, Shotaro, Ishinomori, Émile Jalley, Annie Lacroix-Riz, Domenico Losurdo, Paul Lafargue, Lissagaray, Go Nagai, Leiji Matsumoto, Karl Marx, Akemi Takada, Akira Toriyama, Osamu Tezuka, Lev Vygotski, Henri Wallon, Alexandre Zinoviev

Christophe Darmangeat

Ovide Decroly

Ovide Decroly (Renais, ღ1871, Uccle, † 1932) est médecin, psychologue et pédagogue belge. Il est connu pour être le théoricien de la méthode globale mise en œuvre en 1905. Il met ainsi à jour scientifiquement l'importance des « centres d'intérêt » dans l'apprentissage des enfants. Il est aussi connu pour être un des grands initiateurs de la pédagogie active. Il est d'ailleurs un des piliers de l'Éducation Nouvelle. Il est adhérant en 1921 à la ligue internationale pour l'éducation nouvelle (LIEN). Il est soutenu en France par Henri Wallon (cf sur cette page).

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La psychologie de l'enfant normal et anormal

Préface d'Henri Wallon de la psychologie de l'enfant normal et anormal d'après le Dr O. Decroly par J.E. Segers (1948) :

« Se porter ombre à soi-même n'est pas à la port"e de tout le monde. Decroly aurait, paraît-il éclipsé Decroy psychologue. C'est un fait que la méthode Decroly est appliquée dans toutes les partie du monde. Combien d'autres systèmes pédagogiques pourraient se flatter d'une semblabe ubiquité, d'une pareille vitalité ? Mais combien, comme lui, s'ouvrent au progrès, appellent le progrès ?

Son mérite ne consiste pas ddans des procédés plus ou moins ingénieux. C'est d'avoir tracé les cadres d'une activité scolaire qui réponde aux activités spontanées de l'enfant, en même temps qu'aux nécessités des son éducation. Susciter l'activité propre de l'enfant par l'éveil de son intérêt et ramener cet intérêt à un objet d'étude qui en devienne le centre. Distinguer entres elles les fonctions indispensables tant à la connaissance de l'enfant quà ses manifestaions d'activité : observation, association, expression. Cette trilogie c'est le schème biologique de l'excitatin et de la réaction avec l'intermédiare des centres nerveux. Mais transposé et combien enrichi de signification psychologique : la curiosité de l'enfant, pour ce qui l'entoure, respecté, mais dirigée et développés d'âge en âge vers des objets nouveaux; le besoin qu'a l'enfant d'intervenir en imitant ce qu'il voit et finalement en exprimant à l'aide de symboles et de signe qui le mène de la similitude concrète du dessin et au langage; et intercalé dans le circuit d'association, c'est-à-dire toutes les analogies qui peuvent relier l'objet de connaître, soit dans l'ordre qualitatif ou causal, soit à travers le temps ou à travers l'espace. enfin, cette formule qui est comme les précédentes, un consigne précise : éduquer l'enfant par le milieu, pour le milieu.

Précise et en même temps progressives. L'accord constant avec le milieu, qui peut évoluer, garantit l'évolution de l'éducation elle-même et garantit une éducation favorable, non seulement à l'individu qui la reçoit, mais à la société où elle est reçue.

Conception raisonnable, pratique, harmonieuse, mais singulièrement révolutionnaire à l'égard de l'enseignement traditionnal, qui isolait l'école de la vie, ou même à l'égart de certaines nouveautés éducatives dont le but était de transformer l'école en maisons d'enfants, comme si les enfants devait avoir leur microcosme, fermé sur le monde des adultes. Révolutionnaire à l'égard d'un enseignement qui s'appesantissaient indistinctement sur toutes les aptitudes de l'enfant avec des procédés dogmatiques, où se trouvaient confondus la vérité obligatoire en place de l'observation, le découpage du programme scolaire au lieu de l'investigation spontanée, la formule autoritaire substituée au besojn personnel de s'exprimer.

Mais ce rappel de la pédagogie décrolyenne ne va-t-il pas, encore une fois, donne l'impression qu'elle dépasse en intérêt l'œuvre psychologique de Decroly ? En réalité, l'une n'existerait pas sans l'autre. Decroly ne concevait pas la science sans ses applications. La science de l'anfant devait-être utile à l'enfant. La science ne doit pas être purement théorique, elle doit être expérimentale. Toute expérience touche au réel et lorsque le réel c'est l'enfant, il n'est pas indifférent qu'il soit tel ou tel; il est indispensable de le préférer sain que malade et de chercher les méthodes propres à lui assurer le meilleur équilibre et le développement le plus favorable. L'action à excercer ne doit pas être arbitraire; elle doit être sans cesse guidéer par les connaissances acquises sur l'enfant lui-même. Elle doit d'ailleurs, par ses résultats, les confirmer. Pédagogie et psychologie sont inséparables. Ce sont les deux moments complémentaires d'une attitude expérimentale.

Si, chez Decroly, le souci de la pratique paraît souvent l'emporter sur celui de la théorie, celle-ci est loin d'y perdre. Elle y gagne cet équilibre dont témoigne sa pédagogie. Nul n'a plus fortement indiqué l'importance du milieu sur l'évolution psychologiique de l'enfant, mais personne aussi n'a été plus attentif à ses conditions biologiques. Médecin, il a largement utilisé la méthode bien connu en france depuis Taine et Ribot, de la psychopathologie comme moyen quasi expérimental d'analyser le normal. Il a aisni essayé de reconnaître la part de l'héradité et celle des atteintes que peut subir le jeune organisme au cour de son développement. Dans l'évolution mentale de l'enafy, il a cherhcer qui peut venir de ses intérêts affectifs et de son caractère. au sujet de l'intelligence elle-même, il a voulu distinguer les épreuves qui mettaient en jeu la fonction verbale et celles qui traduisaient plutôt du raisonnement concret ou de l'ingéniosité pratique. Partoiut, il a enregistré des fait scrupuleusement observés ou proposé des instruments nouveaux de travail. Il a été aussi un des premiers à s'occuper de psychogenèse et c'est ainsi, en particulier, qu'il a étudié le développement du langage chez l'enfant. Esprit méthodique autant qu'expérimental, il faisait souvent, à la manière cartésienne, le dénombrement de tous les facteurs qui lui semblaient à considérer dans le cas examiné.

Malheursement, son œuvre est restée diispersée à travers des rapports, des mémoires, des notes, des observations publiés dans les recueils les plus divers. Plusieurs de ses livres n'ont vu le jour qu'après sa mort. Il ne prenait pas le temps de les rédiger définitivement, toujours occupé qu'il était de nouvelles expériences. Ainsi, l'amplitude et l'unité de ses travaux risquaient-elles de rester inconnues.

Mais, il n'a pas laissé que des écrits, il a laissé des élèves que son exemple anime d'une ferveur semblable à la sienne et qui n'ont pas voulu laisser se perdre ses enseignement. C'est ainsi que M. Segers n'a pas reculé devant le labeur de rassembler ce qui est épars, de coordonner tant d'écrits divers nés au grès des circonstances, d'en faire les chapitres d'un livre où la pensée de Decroly se développe étape par étape, dans un ordre parfait. La clarté de l'exposé, où M. seggers s'est ingéniés à reproduire, autant qu'il se pouvait, les propos même de Decroly, témoigne d'une compréhension pénétrante, intime. Cet ouvrage coule de source. Il confirme l'apport considérable de Decroly à la psychologie de l'enfant.

Henri WALLON. »

Friedriech Engels

Stephen Jay Gould 

Découvert au début des années 2000 dans un magazine de vulgarisation scientifique.

Mise en avant discrètement de La vie est Belle par mon professeur Pascal Neige après un cour en 2002.

Lecture en 2006 et première expérience consciente avec le matérialisme et la dialectique.

Jules Guesde

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Franck Herbert

Lecture de Dune au Lycée en 1995 ou 1996.

Relecture de Dune en 2008 avec ma découverte de Karl Marx.

La société Fremen et Leto II m'a conduit à Alexandre Zinoviev par consilience.

Ken Ishikawa

Ken Ishikawa (石川賢, Ishikawa Ken?), de son vrai nom Ken'ichi Ishikawa (石川賢一, Ishikawa Ken'ichi?), est un mangaka japonais né le 28 juin 1948 à l'actuel Nasukarasuyama, dans la préfecture de Tochigi, et mort le 15 novembre 2006, à l'âge de 58 ans, à la suite d'une crise cardiaque1.


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Ishikawa est le cocréateur de la série Getter Robot avec Gō Nagai, dont il était le protégé. Leur première collaboration, parue chez Shōnen Gahōsha en 1969, fut Gakuen Bangaichi, un manga plus dans le style et genre de Go Nagai que dans ceux de Ken Ishikawa. À sa mort en 2006, Ishikawa a laissé derrière lui une longue collaboration de plus de 30 ans avec Gō Nagai et la société de production de ce dernier : Dynamic Planning.

Un hommage lui a été rendu dans le numéro double du Journal de Mickey Mickey à travers les mondes, dédié à Ken Ishikawa.

Œuvres principales

Anime

Manga

Art books

  • Majin Illustration Collection (3 vol) (date?)

Jeux vidéo

Divers

Références

  1. welcome to d/world! [archive]
  2. Planète Jeunesse - Fiches de Séries [archive]
  3. Dragon Slayer (OAV) - Anime News Network [archive]
  4. [archive]Beast fighter, l'apocalypse (TV) - Anime News Network
  5. Japan Hero > Super Sentai, Kamen Rider, Tokusatsu Heroes and Anime Heroes [archive]
  6. –‚‹ó”ªŒ¢“` [archive]

Liens externes

Shotaro Ishinomori

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Émile Jalley

Émile Jalley est psychologue et philosophe spécialiste de Sigmund Freud, Henri Wallon, Jean Piaget et Jacques Lacan. Il va à la défense de la dialectique afin de sortir la philosophie de la crise qui perdure depuis 50 ans. Il est un critique de la philosophie "cryptofasciste" de Michel Onfray.

Biographie

Emile Jalley est un ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie, psychologue diplômé d’État, professeur émérite de psychologie clinique et d’épistémologie à l’Université Paris Nord. Il est l'auteur de 27 ouvrages individuels, de 37 chapitres d’ouvrages collectifs (environ 10 000 pages), et responsable de 23 volumes d’éditions (4687 pages), soit 64 titres pour environ 14 500 pages depuis le début de sa carrière en 1961, soit l’une des œuvres les plus importante en volume dans le champ des disciplines psychologiques et épistémologiques depuis une trentaine d’années.

Bibliographie

  • La psychanalyse et la psychologie aujourd’hui en France
  • Freud, Wallon, Lacan. L’enfant au miroir
  • Préface à « Mes soirées chez Lacan », Ch. Melman et col.
  • Wallon lecteur de Freud et Piaget
  • Introduction de « Henri Wallon : L’Évolution psychologique de l’enfant »
  • Présentation de « Wallon : La Vie mentale »
  • Postface à « Henri Wallon : Psychologie et dialectique »
  • 72 articles dans Dictionnaire de la psychologie (Doron, Parot)
  • Direction de traduction all. d’Atlas de la psychologie (Benesch)
  • Direction de traduction all. de Dictionnaire de la psychologie (Fröhlich)
  • Aux éditions Harmattan

Annie Lacroix-Riz

Annie Lacroix-Riz[1] (born in 1947) is a French historian, professor emeritus of modern history at the university Paris VII - Denis Diderot, specialist in the international relations in first half of the 20th century and collaboration. Her work concerns the political, economic and social history of the French Third Republic and Vichy Government[2], the relations between the Vatican and Reich[3], as well as the strategy of the political elites and economic French before and after the Second World War. She is also known for her communist commitment. She denounces contemporary history under the influence of synarchy [4]

Contents

Bibliography

Her books

  • La CGT de la Libération à la scission (1944-1947), Paris, Éditions Sociales, 1983, 400 p.
  • Le choix de Marianne: les relations franco-américaines de 1944 à 1948, Paris, Éditions Sociales, 1985, puis 1986, 222 p.
  • Les Protectorats d’Afrique du Nord entre la France et Washington du débarquement à l'indépendance 1942-1956, Paris, L'Harmattan, 1988, 262 p.
  • L'économie suédoise entre l'Est et l'Ouest 1944-1949: neutralité et embargo, de la guerre au Pacte Atlantique, L'Harmattan, 1991, 311 p.
  • Le Vatican, l'Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre Froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1996, 540 p., puis édition complétée et révisée, 2010, 720 p.

Vatikan, Evropa i Rajh od Provg Svetskog Rata do Hladnog Rata, Belgrade, Sluzbeni Glasnik, 2006, 647 p. Traduction en serbo-croate,

  • Industrialisation et sociétés (1880-1970). L'Allemagne, Paris, Ellipses, 1997, 128 p.
  • Industriels et banquiers français sous l'Occupation : la collaboration économique avec le Reich et Vichy, Paris, Armand Colin, coll. « Références » Histoire, 1999, 661 p. puis 2007.
  • L'Histoire contemporaine sous influence, Paris, Le temps des Cerises, 2004, 145 p., puis, 2e édition (1e, 120 p.), 2010.
  • Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, 2006, 671 p., réimprimé en 2007 et 2008, puis, nouvelle édition complétée et révisée, 2010, 679 p.{
  • L'intégration européenne de la France : La tutelle de l'Allemagne et des États-Unis, Paris, Pantin, Le temps des cerises, 2007, 108 p.
  • De Munich à Vichy : L'assassinat de la Troisième République (1938-1940), Paris, Armand Colin, 2008, 408 p.
  • L’Histoire contemporaine toujours sous influence, Pantin, France, Éditions Le Temps des cerises, 2012, 263 p.

A few articles

In Internet

References

  1. her official site - (French) CV and her work
  2. (French) Alain Bihr, Annie Lacroix-Riz, De Munich à Vichy. L’assassinat de la Troisième République, revue interrogations, juin 2009
  3. (French) Alain Bihr, Annie Lacroix-Riz, Le Vatican, l’Europe et le Reich : De la Première Guerre mondiale à la guerre froide 1914-1945, revue interrogations, juin 2011

Paul Lafargue

Richard Lewontin

Richard C. Lewontin (Richard Charles "Dick" Lewontin) (né le 29 mars 1929 à New York) est biologiste, généticien et philosophe de la biologie, professeur titulaire de la chaire Alexander Agassiz à l'Université de Harvard. Il est commentateur social de sensibilité ouvertement marxiste. Il est d'un point de vue philosophique un matérialiste de type dialectique.

Sommaire

Carrière universitaire

Il a enseigné la génétique, les statistiques et l'évolution à l'Université d'État de Caroline du Nord, à l'Université de Rochester, à l'Université de Chicago et à l'Université de Harvard. Il a été Président de la Société pour l'étude de l'évolution, de la Société Américaine des Naturalistes et de la Société pour la Biologie Moléculaire et l'Évolution. Depuis quelques années, il est coéditeur de The American Naturalist.

Théoricien de l'évolution

C'est un des chefs de file du développement de la base mathématique de la théorie de l'évolution et de la génétique des populations. Il a introduit les techniques de biologie moléculaire comme l'électrophorèse sur gel dans la recherche sur la génétique des populations en 1966. Dans un article écrit en collaboration avec J.L. Hubby dans le magazine Genetic de 1966, il a ouvert la voie au domaine de la recherche sur l'évolution moléculaire. En 1979, Lewontin et Stephen Jay Gould ont introduit le terme de « trompe » dans la théorie de l'évolution. Il consacre ainsi ses études à la variation génétique dans les protéines et dans l'ADN au sein des espèces.

Militantisme

"Tout en estimant que toute science doit-être cultivée pour elle-même et que, dans aucune recherche scientifique, on ne doit se soucier de ces conséquences éventuelles, il était cependant d'avis que le savant, s'il ne voulait pas s'abaisser lui-même, ne devait jamais cesser de participer activement à la vie publique et ne devait rester confiné dans son cabinet de travail ou dans son laboratoire, comme un ver dans son fromage, sans jamais se mêler à la vie et aux luttes politiques et sociales de ses contemporains" (Paul Lafargue, Marx, Souvenirs personnels)

La guerre du Viêt-Nam

Dans les années 60 et 70, en tant que membre de Science for the People, il a dénoncé l'implication d'éminent scientifique dans les programmes du Pentagone visant à développer des armements pour la guerre du Viêt Nam.

Le déterminisme génétique et le néodarwinisme

D'un point de vue sociologique et social, Lewontin s'oppose fermement au déterminisme génétique et au néodarwinisme tels qu'ils s'expriment dans les domaines de la sociobiologie et de la psychologie évolutionniste.

Suite au développement scientifique dans les années 60 et 70 de la génétique, à partir de 1975 la sociobiologie et la psychologie évolutionniste est créé par Edward O. Wilson. Ils se fondent sur l'idéologie du déterminisme génétique que génère l'idée - devenue fausse[1] - de programme génétique. Celles-ci prend plus de place dans le domaine scientifique qu'elle est soutenue par le lobby économique naissante de la génomique.

De la sorte, c'est à dire selon une conception évolutionniste (linéaire et réductionniste[2]) générée par le néodarwinisme et le mythe du Graal[3] de la génétique, ces deux domaines débordent sur la sphère sociale et politique. Les résultats de la sociobiologie et la psychologie évolutionniste vont être reprises par l'extrême droite et par les néolibéraux.

Contre ces points de vue Richard C. Lewontin et Stephen Jay Gould s'insurgent quand bien même Edward O. Wilson et Richard Dawkins s'en défendent en répliquant que la science ne doit se soucier de ces conséquences éventuelles. Soit ! Wilson et Dawkins critiquent Richard C. Lewontin d'idéologue.

Cependant, ce que leurs détracteurs ne mettent pas en avant et que Lewontin et Gould apportent en même temps une conception scientifique qui va à l'encontre de la sociobiologie et la psychologie évolutionniste, du néodarwinisme. Elle se base selon une pensée dialectique. En effet, "Les explications dialectiques cherchent à rendre compte de l'univers matériel d'une façon cohérente, unitaire, mais non réductionniste. Pour la dialectique, l'univers est unitaire, mais en changement constant; les phénomènes observables à tout instant font partie de processus, processus qui ont une histoire et un futur, dont les voies ne sont pas uniquement déterminés par leurs unités constitutives. Les "touts" sont composés d'unités dont on peut décrire les propriétés, mais l'interaction de ces unités, lors de la constitution des "touts", engendre des complexités qui font que les produits obtenus sont qualitativement différents des parties constitutives." (Lewontin, Steven Rose, Nous ne sommes pas programmés, 1985, p28-29)

C'est ainsi que Stephen Jay Gould, Richard C. Lewontin et quelques autres du groupe de Science for the People ont démarré la polémique encore en cours sur la sociobiologie et la psychologie évolutionniste.

Le complexe génético-industriel

En 1980, le pouvoir des Etats-Unis reconnait la brevabilité du vivant sauf de l'être humain. En 1992, l’Union européenne reconnaît à son tour la brevetabilité du vivant et accorde un brevet pour la création d’une souris transgénique. Elle adopte en 1998 la directive sur la brevetabilité des inventions biotechnologiques : sont désormais brevetables les inventions sur des végétaux et animaux, ainsi que les séquences de gènes. En 1998, l’Europe adopte une Directive fondamentale relative à la protection des inventions biotechnologiques : sont désormais brevetables les inventions sur des végétaux et animaux, ainsi que les séquences de gènes.

Dans le même temps les premiers Mouvement anti-OGM se forment contre le lobby du « complexe génético-industriel »[4] dans le domaine de l'OGM. C'est ainsi que Richard Lewontin prend part à la lutte dénonçant, avec Pierre Berlan, ce complexe. Il considère en tant que généticien que ce que l'on nomme les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont en réalité des CCB (clones chimériques brevetés)[5]. Cela ouvre de nombreux débats politiques et médiatiques, divers et variés, sur l'OGM conduisant à des réglementations.

Bibliographie

  • avec K. Kojima (1960) The evolutionary dynamics of complex polymorphisms, Evolution 14 (4): 458–472. DOI:10.2307/2405995. JSTOR 2405995.
  • Is Nature Probable or Capricious?". BioScience 16: 25–27. (1966). DOI:10.2307/1293548.
  • avec J. L. Hubby (1966), A molecular approach to the study of genic heterozygosity in natural populations. II. Amount of variation and degree of heterozygosity in natural populations of Drosophila pseudoobscura. Genetics 54 (2): 595–609. PMC 1211186. PMID 5968643.
  • Population Biology and Evolution, Syracuse univ press +, 1968
  • The Units of Selection. Annual Reviews of Ecology and Systematics 1: 1–18. (1970)DOI:10.1146/annurev.es.01.110170.000245.
  • The Apportionment of Human Diversity. Evolutionary Biology, vol. 6 (1972) pp. 391–398.
  • The genetic basis of evolutionary change, New York: Columbia University Press. (1974) . ISBN 0-231-03392-3.
  • Adattamento, Enciclopedia Einaudi, (1977) vol. 1, 198-214.
  • Adaptation, Scientific American, vol. 239, (1978) 212-228.
  • avec Gould, S.J. (1979), The spandrels of San Marco and the Panglossion paradigm: a critique of the adaptationist programme. Proc R Soc Lond B 205 (1161): 581–598. DOI:10.1098/rspb.1979.0086. PMID 42062.
  • Human diversity (2nd ed.). New York: Scientific American Library. (1995) .ISBN 0-7167-6013-4.
    • Richard C. Lewontin, La diversité des hommes - L'inné, l'acquis et la génétique, Belin, 1984
  • The Organism as Subject and Object of Evolution, Scientia vol. 188 (1983) 65-82.
  • avec Steven Rose and Leon J. Kamin, Not in Our Genes: Biology, Ideology and Human Nature (1984) ISBN 0-394-72888-2
    • Nous ne sommes pas programmés, La Découverte, 1985
  • avec Richard Levins, The Dialectical Biologist , Harvard University Press (1985) ISBN 0-674-20283-X
  • Biology as Ideology: The Doctrine of DNA(1991) ISBN 0-06-097519-9
  • Le rêve du génome humain, 48p., 1992.
  • The Triple Helix: Gene, Organism, and Environment, Harvard University Press (2000) ISBN 0-674-00159-1
    • La triple hélice : Les gènes, l'organisme, l'environnement, Seuil, 2003
  • It Ain't Necessarily So: The Dream of the Human Genome and Other Illusions, New York Review of Books (2000)
  • avec Richard Levins, Biology Under The Influence: Dialectical Essays on the Coevolution of Nature and Society , (2007)
  • Sean Carroll, Anthony Griffiths, Susan Wessler (collectif) Introduction à l'analyse génétique, 5e édition, De Boeck, 2010

Notes et références

  1. Jean-Jacques Kupiec , Olivier Gandrillon, Michel Morange, Marc Silberstein (sous la direction de) Le hasard au cœur de la cellule. Probabilités, déterminisme, génétique, Paris, Syllepse, 2009. Nouvelle édition revue et augmentée aux Éditions Matériologiques, 2011.
  2. Stephen Jay Gould dans Le renard et le hérisson - Comment combler le fossé entre la science et les humanités montre que le terme de Consilience employé par Edward O. Wilson dans l'Unité du savoir est employé comme synonyme de réductionnisme, c'est à dire une vision linéaire du mouvement des choses et non de celui de consilience défini par William Whewell et S.J. Gould.
  3. Richard Lewontin, Le rêve du génome humaine, Politique et écologie n°5, 1993
  4. Jean-Pierre Berlan et Richard C. Lewontin, La menace du complexe génético-industriel, le Monde diplomatique, décembre 1998
  5. Jean-Pierre Berlan et Richard Lewontin, OGM ou CCB ? - Les organismes génétiquement modifiés sont, en réalité, des clones chimériques brevetés, 2004

Lissagaray

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste indépendant et conférencier littéraire français.

Il est surtout réputé pour l'enquête qu'il a menée sur l'histoire de la Commune de 1871, événement auquel il a participé. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. Il consulte tous les documents alors disponibles à l'époque, car « le vainqueur guettera la moindre inexactitude pour nier tout le reste ».

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Eleanor Marx, fille cadette de Karl Marx, s'est éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880. C'est elle qui va ainsi traduire l'Histoire de la Commune de 1871 en anglais.

Malgré l'opposition de Karl, la froideur de sa mère et des Lafargue (la fille aînée de Marx Laura et son mari Paul Lafargue) vis-à-vis de leur idylle parce que, entre autres, « Lissa », âgé de 34 ans, a 17 ans de plus que « Tussy », puis à cause des dépressions que cela impose à sa petite dernière, son père accepte leurs fiançailles, tout en l'éloignant. Mais, à 25 ans, peu après le décès de sa mère, Eleanor, anorexique, décide de les rompre, « Lui n'a rien à se reprocher dans cette histoire »1. Lissagaray en garde une forte rancœur contre Paul et Laura Lafargue. On lui connaît une relation avec une marquise dans les années 1890, mais Lissagaray reste célibataire

Aussi en anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/Prosper-Olivier_Lissagaray

Hippolyte-Prosper-Olivier "Lissa" Lissagaray (November 24, 1838, Toulouse – January 25, 1901, Paris) was a literary animator and speaker, a Republican journalist and a French revolutionary socialist.[1]

He is known for his investigation of History of the Paris Commune of 1871, an event in which he participated. He collected testimonies from the survivors in exile in London, Switzerland and consulted all documents available at the time to ensure accuracy. He was assisted by Karl Marx in the writing of History of the Paris Commune of 1871, which was translated to English by Eleanor Marx. The current English translation is from the first edition dating in 1876. The French edition is based on the 1896 version.

Exiled in London from 1871 to 1880, he gathered in the house of the Marx family, although he was not personally liked by Mrs Marx, her daughter Laura or her husband Paul Lafargue. Eleanor "Tussy" Marx, the youngest daughter of Karl Marx, fell in love with "Lissa", 17 years older. Because of his young Tussy's depression, her father accepted the engagement between Tussy and Lissa. But at age 25, shortly after the death of his mother, Eleanor decided to break up with Lissa. She held a strong resentment against Paul and Laura Lafargue. He had a relationship with a marquess in the 1890s, but Lissagaray remained single.

Sommaire

Biographie

Jeunesse difficile

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray est né de l'union de Laurent Prosper Lissagaray, pharmacien à Toulouse, âgé de plus de 50 ans, et de Marie-Louise Olympe Boussès de Foucaud. Il a un frère, Henri2.

Son père meurt alors qu’Henri et lui sont encore petits. En 1847, la mère de Prosper Olivier, assigne en justice Bernard-Adolphe de Cassagnac pour obtenir le remboursement du prêt qu'avait contracté son défunt mari pour sauver la propriété et l'entreprise des gentilshommes verriers3. Dans un premier temps, la famille Lissagaray avait apporté une dot considérable à la famille Cassagnac pour le mariage de Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac et d'Ursule Lissagaray, la tante de Prosper Olivier. Ce fut insuffisant. Laurent Prosper Lissagaray contracte donc un prêt pour les Cassagnac tout en hypothéquant ses biens. C'est ainsi qu'après la mort de son mari, Marie-Louise fit un procès à la famille Cassagnac pour rembourser le prêt devenu trop lourd pour elle et ses enfants. Mais, elle n'obtient pas gain de cause. C'est ainsi que Lissagaray reste en conflit permanent avec ses cousins Cassagnac.

Lissagaray rentre au collège d’Aire-sur-l'Adour dans ces conditions difficiles. En seconde, il y fait ses premières armes littéraires sous la houlette du professeur de littérature l’abbé Légé, « maigre, pâle et toussant comme un phtisique, un parfait homme de lettres »4. Celui-ci divise ses élèves en deux camps : classiques et romantiques. Prosper compte au nombre de ces derniers. Il écrit ainsi, à quinze ans, avec son camarade Paul Lacome d'Estalenx un roman médiéval Les Mystères de Croisades, Histoire et de Louis VII, Aliénor d'Aquitaine. Après le baccalauréat, Prosper ne voit plus Paul, ni ses camarades de collège, mais il garde – écrit-il – « au fond du cœur un endroit où tous vivent »5.

Des Lettres aux armes

  • Ses conférences littéraires à Paris

En 1860, il s’installe à Paris après un voyage en Amérique. Il dirige une société littéraire à but non lucratif du type des Entretiens et Lectures6 d'Albert Le Roy. Lissagaray et Juette deviennent les fondateurs des conférences publiques avec les conférences de la rue de la Paix. Il écrit une Revue des études littéraires destinée aux scolaires.

1864, conférence houleuse sur Alfred de Musset7, mort en 1857 et très populaire. Pour Lissagaray, Musset « est un homme sans opinion, sans conviction, sans principes, qui prétend incarner dans lui-même l'esprit de cette époque ». Il y dénonce les côtés vicieux et débauchés du poète et de ce fait n'est point un modèle pour la jeunesse : « Nous n'avons plus le temps d'être jeune. Soyons vieux à vingt-cinq, si nous ne voulons pas être serfs à trente... ». Conférence mal accueillie même de par la jeunesse, il publie donc son texte Alfred de Musset devant la jeunesse pour que nul ne l'oublie.

  • Un Avenir pour la République

1868, engagement contre l'Empire et le 15 août, création du journal L'Avenir à Auch qui veut « rallier dans le Gers toutes les forces éparses du grand parti de la révolution... » dont la ligne est :

  1. le « droit de réunion et d'association » et « la presse, la parole et la conscience libres »,
  2. « les élections loyales... », « la responsabilité effective » des agents d'état,
  3. « la suppression des emplois publics et des monopoles », puis « des octrois »,
  4. « la séparation de l'église et l'État », « l'instruction gratuite et obligatoire »,
  5. « le rachat de la dette », puis « la suppression de l'armée permanente »,
  6. Et, « la paix qui ne peut résulter du libre accord des démocrates. ».

Le 30 août 1868, un duel à l'épée s'engage avec victoire de Paul de Cassagnac, son cousin germain8. Ses premières cibles sont effectivement les Cassagnac, notables, bonapartistes et députés du Gers.

1869, L'Avenir à Auch devient le Journal démocratique du Gers et des Hautes Pyrénées à partir du no 93 (3 août 1869). Installé à Paris, Lissagaray collabore à La Réforme de Malespine d'octobre au novembre sans pour autant quitter son journal du Gers.

  • La Marseillaise et La République

La prison Sainte-Pélagie.

1870, Il crée avec Henri Rochefort La Marseillaise en janvier. Dès le 4 janvier, les condamnations pleuvent : une pour duel à Auch et une à la prison Sainte-Pélagie pour « offenses envers les personnes de l'empereur et de l'impératrice », même si c'est effectivement Émile Ollivier qui aurait dû l'être.

En prison, il écrit Jacques Bonhomme - Entretiens de politique primaire. Il y dénonce également dans L'Avenir le meurtre de Victor Noir. Une émeute « trop prématurée » est évitée par l'intervention de Rochefort lors des obsèques du jeune Victor, ce qui vaut la démission de Jules Vallès. Suit une arrestation de tous les rédacteurs de La Marseillaise qui rejoignent Lissagaray. « Dans l'impossibilité d'envoyer des articles à L'Avenir, à Auch ; encore moins de le diriger », il quitte son journal du Gers.

Libéré, le 6 avril, il prend part aux réunions publiques contre le plébiscite de Louis-Napoléon. Puis, les amendes et deux nouvelles condamnations de prison « envers l'empereur » à Auch tombent de nouveau. Sans attendre, le 10 mai, il s'exile pour 3 mois à Bruxelles.

Il rentre à Paris avant la révolution du 4 septembre 1870, qui proclame la République et met en place le Gouvernement de la Défense nationale.

Il est nommé chef de cabinet de Clément Laurier, avocat proche de Gambetta devenu directeur général du personnel au ministère de l'Intérieur. Il accompagne Laurier à Tours auprès de la délégation gouvernementale. En octobre, Gambetta nomme Lissagaray commissaire de la guerre à Toulouse pour lever un corps de francs-tireurs. Puis, avec le Commandant Major Jay, il monte un projet de camp d'instruction accepté par Gambetta, le 3 novembre. Le 14 janvier 1871, « afin d'être au plus près du feu », il est nommé chef d'escadron d'état-major auxiliaire auprès de l'armée de la Loire du général Chanzy. Il semble que Lissaragay n'exerça jamais cette fonction9.

De la Commune à l'histoire

  • De l'Action sur les barricades

1871, le 18 mars, il participe à la Commune de Paris du côté des insurgés en tant que « simple du rang ».

Lissagaray crée l'Action10 dans lequel il :

  1. Refuse toute conciliation avec le « Triumgueusat »11 : Favre, Thiers et Picard puisque « qu'il n'y a qu'une autorité, celle de la Commune »,
  2. Dénonce l'inexistence de généraux et de jeunes chefs et l'incapacité des députés,
  3. Veut l'interdiction des journaux anti-commune contrairement à Vallès,
  4. Réclame le programme de la commune : « Nous avons le droit d'être impatients du programme de la Commune. Plus le danger est grand, plus ce programme devient nécessaire. [...] Que la France,... apprenne au plus vite pourquoi Paris se bat: Voilà votre premier devoir, hommes de la Commune. ».
  5. Souhaite « que les intérêts des paysans rejoindront ceux des ouvriers si l'éducation peut s'étendre dans les campagnes »

Seuls 6 numéros paraissent en deux semaines et L'Action cesse de paraître le 9 avril. Le reste du temps, il aurait été avec son fusil sur les remparts.

Il crée ensuite le Tribun du Peuple qui sort en continu du 17 mai au 24 mai 1871. Ses derniers écrits dans le journal sont « Au feu maintenant ! Il ne s'agit plus de crier « Vive la République ! » mais de la vivre ! ».

Il a été souvent écrit que Lissagaray aurait été le « dernier soldat de la Commune [qui] réussissait à s'échapper » de la dernière barricade le dernier jour sanglant. « On peut douter que Lissagaray ait beaucoup vu de ce dont il fait le récit, et de sa réelle présence au combat ou sur les lieux qu’il décrit. Lui-même n’atteste avoir été présent qu’en visite aux fronts trois jours avant la Semaine sanglante. »12

  • De l'exil, de l'aventure et de l'histoire

Recherché comme beaucoup de communards, il s'exile à Bruxelles où il publie les Huit journées de mai derrière les barricades, dont Jenny Marx rapporte, en décembre 1871 à Kugulman, que « À une seule exception près, tous les livres sur la Commune qui ont paru jusqu'à présent ne valent rien. Cette unique exception à la règle générale, c'est l'ouvrage de Lissagaray »13.

Eleanor Marx.

De Belgique, il part rapidement pour l'Angleterre où il rencontre la famille Marx et Eleanor. Sans le sou, travaillant un peu à droite et à gauche, il organise des conférences ou y participe, collabore toujours aux journaux comme le Rappel, le Mot d'ordre ou le Courrier de l'Europe. Il soufflette René de Pont-Jest14, journaliste du Figaro pour son article sur Les Communards à Londres, jugé fallacieux par Lissagaray. Il écope d'une amende et d'un avertissement. Puis, dans le même temps, il entreprend « de raconter la Commune ».

En 1876, après de longues recherches journalistiques et historiques, il publie l'Histoire de la commune de 1871, éditée à Bruxelles par Henry Kistemaeckers, mais interdite en France et diffusée sous le manteau. La publication de la traduction anglaise par Eleanor Marx de l’Histoire de la Commune de 1871 se fait en 188615.

Dans la bataille sociale et républicaine

  • La bataille contre la « différence sociale »

1880, le 11 juillet, le Parlement vote l'amnistie des communards, demandée depuis longtemps par Victor Hugo. C'est le retour de Lissagaray à Paris. La première chose est de demander rétractations et excuses de René de Pont-Jest pour son article sur les Communards à Londres, paru quelques années auparavant. De Pont-Jest refuse, Lissagaray demande réparation par les armes. De Pont-Jest refuse encore, c'est par la plume que Lissagaray lui assigne une touche dans Le Rappel du 25 juillet 1880.

1881, il crée La Bataille, politique et sociale tant bien que mal dont le premier numéro paraîtra le 10 mai 1882. À ses débuts les collaborateurs broussistes ont voulu le diriger et faire un journal de cette chapelle, mais sans y parvenir. Ensuite, le propriétaire du journal décide en 1882 de le fusionner avec Le Citoyen dirigé par Jules Guesde et « le lâche Paul Lafargue » : C'est Le Citoyen et la Bataille. Mais la collaboration est impossible, d'une part en raison des petites rancœurs entre Lafargue et Lissagaray, d'autre part, parce que les journalistes guesdistes ne veulent pas de Lissagaray comme rédacteur en chef, évinçant ainsi Paul Lafargue de cette tâche. Avec toute cette cacophonie territoriale Le Citoyen disparaît. Lissagaray reprend les rênes de La Bataille tout court.

C'est un de ces évènements que Engels rapporte à Édouard Bernstein dans sa lettre du 2 novembre 1882 :

« Quand vous ne cessez de répéter que le « marxisme » est en grand discrédit en France, vous n'avez en somme vous‑même d'autre source que celle‑là – du Malon de seconde main. Ce que l'on appelle « marxisme » en France est certes un article tout spécial, au point que Marx a dit à Lafargue : « Ce qu'il y a de certain, c'est que moi je ne suis pas marxiste ». Mais si Le Citoyen a tiré l'été dernier à 25 000 exemplaires et acquis une position telle que Lissagaray a mis en jeu sa réputation pour la conquérir, cela semble tout de même contredire quelque peu ce prétendu discrédit. »16

  • Le journal révolutionnaire

Ainsi, La Bataille est ouverte « à tous ceux qui veulent la suppression des classes et travailler à l'émancipation des travailleurs », c'est-à-dire à toute diversité et disparité du mouvement socialiste. Cette union révolutionnaire lui vaut les reproches de Vallès dans son premier Cri du peuple de novembre 1883. Cependant, le journal est le premier journal socialiste révolutionnaire avant Le Cri .

« La Bataille n'ignore pas qu'elle est le seul journal révolutionnaire de Paris, le seul qui se refuse à toute intrigue et qui se moque aussi bien du roi Jules Ferry que du dauphin Clemenceau, ignoré, renié ou combattu par tous les politiciens, même du socialisme; n'ayant aucune préoccupation, pas même celle du tirage; ne visant qu'au cœur et non aux théâtrales guenilles. »

1886, le 23 janvier, la concurrence du Cri et des journaux radicaux font disparaître le journal. C'est Le Radical d'Henri Maret qui prend la suite.

Cependant, La Bataille réapparaitra, en janvier 1889, non plus pour la défense des travailleurs, mais pour le sauvetage de la République contre le boulangisme.

Il écrit anonymement le livre fiction historique de Plus d'Angleterre qui a remporté un succès.

1887, le 3 décembre, Il organise une manifestation sous le nom des « fédérés de la rive gauche » contre Jules Ferry aux élections présidentielles.

  • Le bilan de Boulanger

1888, le 25 mai, face au boulangisme, Clemenceau17, Joffrin et Ranc créent la Société des Droits de l'Homme et du Citoyen. Clemenceau en est le président, et Lissagaray le secrétaire général18. Lissagaray prend donc position contre le plébiscite du général Boulanger et les parlementaires de droite puis d'extrême-gauche19 en y dénonçant avec la gauche et le centre le césarisme de Boulanger. Mais le général Boulanger est admiré et plébiscité paradoxalement par certains communards blanquistes (Granger) ; par Henri Rochefort - qui devient comme Cassagnac une cible de choix avec une escarmouche en 1889, puis par des royalistes et des bonapartistes.

Stèle Lissagaray situé à Auch dans le Jardin Ortholan.

La Bataille reparaît donc jusqu'en avril 1892 jusqu'à la fusion malgré lui avec La Marseillaise.

  • Jusqu'à la dernière grande bataille

Il est également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées »20.

1893, il crée la Grande Bataille qui dénonce un gouvernement corrompu, le scandale de Panama, et de « l'abdication des socialistes parlementaires » qui « Autant que les autres partis républicains, le parti socialiste a besoin de se renouveler ».

Le journal s'arrête le 6 juin 1893. Lissagaray écrit encore des articles sous le nom de Jacques Bonhommes dans Le Germinal, dont le rédacteur en chef est Paschal Grousset jusqu'à sa fermeture le 6 septembre 1893.

Il dirige ensuite la revue La Vie algérienne et tunisienne pendant trois ans, mais il se consacre essentiellement à la réédition de l’Histoire de la Commune de 1871 qui paraît en 1896.

En 1901, à la suite d'une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l'âge de 63 ans et est incinéré au Père-Lachaise en présence de deux mille personnes. Un monument lui est dédié à Auch, toujours visible depuis 1903.

Publications

Journaux et articles

  • Avenir du Gers, créateur et rédacteur en chef, 1868
  • Le Réveil, directeur, 1868
  • La Réforme de Vermorel, collaborateur, 1869
  • La Marseillaise, créateur avec Henri Rochefort, 1870
  • L’Action, créateur et rédacteur en chef, sous la Commune, 1871
  • Le Tribun du peuple [archive], créateur et rédacteur en chef, sous la Commune, 1871
  • La Bataille, rédacteur en chef, 1881 à 1889
  • La Grande Bataille, rédacteur en chef, 1893
  • La Revue blanche, 21.

Bibliographie

Citation

« Celui qui fait au peuple de fausses légendes révolutionnaires, celui qui l’amuse d’histoires chantantes, est aussi criminel que le géographe qui dresserait des cartes menteuses pour les navigateurs » (première préface de L'Histoire de la commune de 1871)

Notes et références

  1. Correspondance du 15 janvier 1882 d'Eleanor à sa sœur aînée Jenny Longuet, femme de Charles Longuet.
  2. . On trouve ce personnage de la Commune, Prosper Olivier, sous le nom d’Henri Lissagaray sur certains sites anglophone et français. C'est une erreur de leur part, puisque Henri Lissagaray est son frère.
  3. Voir l'article sur la famille de Grenier.
  4. J. F. d'Estalenx, Portraits gascons, languedociens et autres, 1976.
  5. Lettre du 10 août 1856.
  6. L'Année littéraire et dramatique, ou, Revue annuelle des principales productions de la littérature française et des traductions des œuvres les plus importantes des littératures étrangères, avec l'indication des événements les plus remarquables appartenant à l'histoire littéraire, dramatique et …, Libraire Hachette, 1863, sur Google [archive].
  7. cf Conférences de la rue de la Paix, entretien du samedi 29 février 1864 Alfred de Musset devant la jeunesse, par M. Lissagaray.
  8. Paul de Cassagnac: Liens familiaux entre les cousins ennemis Paul de Cassagnac (1842-1904) et Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901).
  9. Henri Dutrait-Crozon, Gambetta et la défense nationale, nouvelle librairie nationale 1916, page 220 (référence à prendre avec prudence).
  10. Pour d'autres citations, voir aussi : Journaux de la Commune de Paris.
  11. Triumgueusat est une expression inventée par Lissagaray en 1864 dans L'Avenir du Gers contre les Cassagnac père et fils, puis reprise pour ce nouveau trio.
  12. Philippe Bourdin (Sous la direction de), La Révolution 1789-1871 : Écriture d'une histoire immédiate, [1] [archive].
  13. Jenny Marx, Lettres à L. Kugelmann, 21 décembre 1871 [archive].
  14. René de Pont-Jest est le grand-père de Sacha Guitry.
  15. cf Histoire de la Commune de 1871, le chapitre Histoire de l’Histoire .
  16. Lettre à E. Bernstein, 2 novembre 1882 [archive].
  17. Paradoxalement, c'est Georges Clemenceau qui a recommandé le général Boulanger au gouvernement de Charles de Freycinet, le 28 décembre 1885.
  18. cf Lissagaray écrit le manifeste de la Société, Le bilan de Boulanger.
  19. il existe un groupe ouvrier, mais qui est représenté par tout sauf par des ouvriers.
  20. Lissagaray, le « Michelet de la Commune », « mousquetaire de la Sociale » (2008).
  21. wikisource : La Revue blanche (1891-1903), t. 12, enquête sur la Commune.

George Lucas

Début de l'achat et de la lecture des romans de la saga devenue aujourd'hui « Légende ».

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Karl Marx

Maurice Mattauer

Maurice Mattauer (1929-2009) est un géologue, tectonicien des chaînes de montagne. Il était le professeur de mon professeur Michel Giraud.

Préfaces

Il apparaît qu'on ne peut plus étudier les roches de la surface, sans être en même temps un "historien". Beaucoup sont étonnés par ces exigences tout à fait banales, pourtant facile à comprendre.

  • Préface in Gall, J.-C. (2002). Les métamorphoses de la Terre (112 p.). Vuibert, Maurice Mattauer, éd. Vuibert, 2002, partie Préface, p. 9

Et qui oserait qualifier d'égyptologue un érudit qui n'est jamais allé sur le terrain et s'est contenté de visiter un musée ?.

  • Préface in Gall, J.-C. (2002). Les métamorphoses de la Terre (112 p.). Vuibert, Maurice Mattauer, éd. Vuibert, 2002, partie Préface, p. 9

Aujourd'hui, suite à des directives émanant des hautes instances scientifiques, il est bon ton de jeter le discrédit sur la "géologie historique" et la "géologie de terrain". Il est vrai que la tentation est grande de limiter les mesures physiques à une "Terre instantanée". Certains sont allés jusqu'à écrire que l' "ordinateur a remplacé le marteau du géologue".

  • Préface in Gall, J.-C. (2002). Les métamorphoses de la Terre (112 p.). Vuibert, Maurice Mattauer, éd. Vuibert, 2002, partie Préface, p. 10

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Go Nagai

Forum Go Nagai, Go ! crée par Getter M@rio. 

J'y suis depuis 2006 et depuis 2008/9 j'en suis l'administrateur. 

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Yves Richez

Alain Testart

écrit en en Janvier 2013 en anglais avant son décédé en septembre 2013. Il a été totalement modifié depuis. Cependant voici mon texte révisé en mars 2013 :


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Alain Testart is a french social anthropologist (born December 30, 1945), specialist of the primitives societies[1] (Aborigines and anthropology of hunter-gatherers), comparative sociology (slavery,[2]gift, state orgin,[3] ...etc) and the evolution of societies.[4][5] Specially in this 1992's article The question of evolution in social anthropology, althoug he recognizes the originality of nineteenth-century evolutionists, mainly Lewis H. Morgan, he criticizes their method. In fact in the comparative anthropology, the alone observation of presents peoples is not enough in itself to reconstruct the past of the evolution of societies and cultures. The study of the evolution of societies must, in addition, be supported by historicales archives or prehistoric archeology.

Contents

Bibliography

main publications

  • 1978 Des classifications dualistes en Australie : Essai sur l'évolution de l'organisation sociale. Paris et Lille : Maison des Sciences de l'Homme & Lille III, 222 p.
  • 1982 Les chasseurs-cueilleurs ou l'origine des inégalités. Paris : Société d'Ethnographie (Université Paris X-Nanterre), 254 p.
  • 1985 Le communisme primitif : Économie et idéologie. Paris : Maison des Sciences de l'Homme, 549 p.
  • 1985 Préface à L. H. Morgan : La société archaïque. Paris : Anthropos.
  • 1986 Essai sur les fondements de la division sexuelle du travail chez les chasseurs-cueilleurs. Paris : EHESS (Cahiers de l'Homme), 102 p.
  • 1991 Des mythes et des croyances : Esquisse d'une théorie générale. Paris : Maison des Sciences de l'Homme, 441 p.
  • 1991 Pour les sciences sociales : Essai d'épistémologie. Paris : Christian Bourgois, 174 p.
  • 1992 De la nécessité d'être initié : Rites d'Australie. Paris : Société d'Ethnologie (Université Paris-X-Nanterre), 290 p.
  • 1992 La question de l'évolutionnisme dans l'anthropologie sociale. Revue Française de Sociologie 33 : 155-187.
  • 1996 La parenté australienne : Étude morphologique. Paris : Ed. du CNRS, 392 p.
  • 2001 L'esclave, la dette et le pouvoir : Études de sociologie comparative. Paris : Errance, 238 p.
  • 2004 La servitude volontaire (2 vols.) : I, Les morts d’accompagnement ; II, L’origine de l’État. Paris : Errance, 264 p. et 140 p.
  • 2005 Éléments de classification des sociétés. Paris : Errance, 160 p.
  • 2006 (2ème édition, révisée) Des dons et des dieux : Anthropologie religieuse et sociologie comparative. Paris : Errance, 160 p.
  • 2006 Interprétation symbolique et interprétation religieuse en archéologie : L’exemple du taureau à Çatal Höyük. Paléorient 32(2) : 23-57.
  • 2007 Critique du don : Études sur la circulation non marchande. Paris : Syllepse, 268 p.
  • 2010 La déesse et le grain : trois essais sur les religions néolithiques. Arles, Actes Sud, 304 p.
  • 2012 Avant l'histoire : l'évolution des sociétés, de Lascaux à Carnac. Gallimard

Online conferences

External links

Footnotes

  1. (French) AusAnthrop Français, Recherche et documentation anthropologique sur les Aborigènes d'Australie
  2. (French) Gilles Holder, « Alain Testart, L’Esclave, la dette et le pouvoir », L’Homme, 167-168 | juillet-décembre 2003, mis en ligne le 11 septembre 2008, revues l'homme
  3. (French) Gérald Gaillard-Starzmann, « Alain Testart, La Servitude volontaire. 1 : Les morts d’accompagnement ; 2 : L’origine de l’État », L’Homme, 177-178 | janvier-juin 2006, [En ligne], mis en ligne le 12 avril 2006
  4. (French) Gérard Chouquer, http://etudesrurales.revues.org/document4342.html Alain Testart, Éléments de classification des sociétés]. Paris, Errance, 2005, 160 p., Études rurales, 178 - Quel développement à Madagascar ?, 2006

Osamu Tezuka

Akira Toriyama

USDDAP, l'admin, Le Revenant et ses membres

=> http://convdistribution.bbfr.net/

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Lev Vygotsky

Henri Wallon

Henri Wallon (15 juin 1879 - 1er Décembre 1962) est le plus grand psychologue français. Il est avec Arnold Gesell et Jean Piaget une des grandes références de la psychologie complexe de l'enfance auxquelles il faut ajouter aujourd'hui Lev Vygotski.

Sommaire

Biographie

Engagement politique

En 1931, il adhère à la SFIO.

Il devient membre du PCF en 1942 suite à l'exécution de Georges Politzer et Jacques Solomon : « Deux jeunes ont été assassinés. Il faut combler les vides ... »[1].

Bien qu'il se sentait au service des enfants, il a été obligé de quitter son laboratoire à contre cœur sur l'ordre de la Résistance afin qu'il ne soit arrêté et incarcéré comme le fut Paul Langevin.

Cependant, après s'être caché anonymement chez une famille pendant quelques jours, il est rentré avec sa femme à son domicile de la rue de la Pompe à Paris, sans réintégrer son laboratoire. Il estimait que ce n'était pas à lui de quitter Paris, mais aux Allemands. Il est rentré dans la Résistance sans la moindre clandestinité. [2].

En 1944, il fait partie jusqu'au 9 septembre 1944 du Gouvernement provisoire de la République française présidé par Charles de Gaulle en tant que secrétaire général de l'Éducation nationale.

En février 1945, il est appelé à siéger à l'Assemblée consultative provisoire en remplacement de Frédéric Joliot-Curie.

Il est ensuite élu député du Parti communiste français (octobre 1945-1946).

A la mort de Paul Langevin le 19 décembre 1946, il lui succède à la présidence de la commission de réforme de l'enseignement dont le rapport de juin 1947 est connu sous le nom de Plan Langevin-Wallon.

La dialectique mise en œuvre en psychologie

Extrait de Wallon, H., préface d'Emile Jalley (2012). L'évolution psychologique de l'enfant (p. 54). Armand Colin. (1éd en 1941) :

1_ Globalité :

« ... observer l'enfant dans son développement, en le prenant pour point de départ, à le suivre au cours de ses âges successifs et à étudier les stades correspondants sans les soumettre à la censure préalable de nos définitions logiques.

Pour qui les envisage chacun dans sa totalité, leur succession apparait comme discontinue; le passage de l'un à l'autre n'est pas qu'une simple amplification, mais un remaniement; des activités prépondérantes dans le premier sont réduites et parfois supprimés en apparence dans le suivant. »

2_ Crise :

« Entre les deux, il semble souvent que s'ouvre une crise dont la conduite de l'enfant peut-être visiblement affectée. Des conflits ponctuent donc la croissance, comme s'il y a avait à choisir entre un ancien et un nouveau type d'activité. Celle des deux qui subit la loi de l'autre doit se transformer, et elle perd dans la suite son pouvoir de régler utilement le comportement du sujet. Mais la manière dont le conflit se résout n'est pas absolue ni nécessairement uniforme chez tous. Et elle marque chacun de son empreinte. »

3_ dissolution spontanée :

« De ces conflits, certains ont été résolus par l'espèce, c'est à dire que le seul fait de sa croissance amène l'individu à les résoudre aussi. ... [cependant] le conflit n'est jamais tout à fait réglé : ainsi entre l'émotion et l'activité intellectuelle, qui répondent manifestement à deux étages distincts des centres nerveux et à deux étapes successives de l'évolution mentale. »

4_ dissolution volitive :

« Pour d'autres conflits, il appartient à l'individu lui-même de les résoudre. Tantôt leur objet est d'importance si fondamentale qu'une seule issue est normale, tantôt au contraire il est plus contingents et la solution plus facultatif.

Les élevant à une sorte de généralité mythique, Freud les ramène essentiellement à un conflit entre l'instinct de l'espèce qui se traduit en chacun par le désir sexuel ou 'libido' et les exigences de la vie en société. Refoulements d'une part, subterfuges de l'autre pour tromper la vigilance de la censure, feront de la vie psychologique un drame continue. Toute l'évolution mentale de l'enfant sera commandée par les fixations successives de la libido sur les objets à sa portée. Elle aura donc à se détacher des premiers rencontrés pour progresser vers d'autre. »

5_ négation de la négation, possibilité/potentialité

« Choix qui ne va pas sans souffrance, sans regret ni sans régression éventuelle. Choix qu'il n'est pas d'ailleurs nécessaire d'imputer à l'instinct sexuel dont il s'observe bien des indices chez l'enfant. En dépit du choix, rien n'est détruit de ce qui est abandonné, rien même n'est sans action de ce qui est dépassé. A chaque étape franchie, l'enfant laisse derrière lui des possibilités qui ne sont pas mortes. »

6_ réalisation et lutte/contraintes

« La réalisation, par l'enfant, de l'adulte qu'il doit devenir ne suit donc pas un tracé sans traverses, bifurcations, ni détours. Les orientations maitresses auxquelles il obéit normalement n'en sont pas moins une occasion fréquente d'incertitudes et d'hésitations.

Mais combien d'autres occasions plus fortuites viennent aussi l'obliger à choisir entre l'effort ou le renoncement ! Elle surgissent du milieu, milieu des personnes et milieu des choses. Sa mère, ses proches, ses rencontres habituelles ou insolites, l'école : autant de contacts, de relation et structures diverses, d'institutions par lesquelles il doit s'émailler, de grè ou de force, dans la société.

Le langage interpose entre lui et ses désirs, entre lui et les gens un obstacle ou un instrument qu'il peut être tenté soit de tourner, soit de maîtriser. Les objets, et d'abord les proches de lui, les objets façonnés, son bol, sa cuiller, son pot, ses vêtement, l'électricité, la radio, les techniques les plus ancestrales comme les lus récentes sont pour lui gêne, problème ou aide, le rebutent ou l'attirent, et façonnent son activité. »

7_ Configuration, interpénétration, écart, interactions

« C'est en définitif le monde des adultes que le milieu lui impose, et il en résulte, à chaque époque, une certaine uniformité de formation mentale. Mais, il ne s'ensuit pas pour l'adulte le droit de ne connaître dans l'enfnt que ce qu'il y met. Et d'abord la manière dont l'enfant se l'assimile peut n'avoir aucune ressemblance avec a manière dont l'adulte lui-même en use.

Si l'adulte dépasse l'enfant, l'enfant à sa manière dépasse l'adulte.

Il a des disponibilités psychiques qu'un autre milieu utiliserait autrement.

Déjà bien des difficultés collectivement surmontées par les groupes sociaux ont permis à beaucoup d'entre elles de se manifester. La civilisation aidant, d'autres élargissements de la raison et de la sensibilité ne sont-ils pas en puissance chez l'enfant ? »

Bibliographie

Œuvres d'Henri Wallon

  • L'Enfant turbulent - thèse de doctorat ès lettres (Alcan, 1925; PUF, 1984)
  • L'évolution psychologique de l'enfant (Armand Colin, 1941, 2012)
  • Les Origines de la pensée chez l'enfant (PUF, 1945, 2015)
  • Les origines du caractères chez l'enfant (PUF, 2015)
  • Le Rapport Langevin-Wallon (Mille et une nuits, 2003 avec préface de Claude Allègre, et postface de Phillipe Mérieux et François Dubet)
  • La vie mentale - Articles de l'Encyclopédie du même nom dirigée dans les années 30 par Henri Wallon. (Éditions Sociales, 1982 avec Préface d'Émile Jalley)
  • Henri Wallon : écrits de 1926 à 1961''- Psychologie et dialectique (Messidore, 1990, Textes recueillis par Émile_Jalley & L. Maury)
  • Œuvres d'Henri Wallon, 6 tomes, L'Harmattan (2015) (Préface d'Émile Jalley)
    • Œuvres 1, délire de persécution, psychologie pathologique
    • Œuvres 2 (1903-1929)
    • Œuvres 3 (1930-1937)
    • Œuvres 4 (1938-1950)
    • Œuvres 5 (1951-1956)
    • Œuvres 6 (1957-1963)

Études sur Henri Wallon (ordre chronologique)

  • Tran-Thong,
    • (1969). La pensée pédagogique d'Henri Wallon. PUF (Bibliothèque scientifique internationale).
    • (1992). Stades et concept de stade développement de l'enfant dans la psychologie contemporaine - Piaget, Wallon, Gesell (11ème éd.). Vrin (1ère éd. 1972).
  • Zazzo, R. (1975). Psychologie et marxisme - la vie et l’œuvre d’Henri Wallon. Denoël Gonthier.
  • Jalley, É.
    • (1981). Wallon lecteur de Sigmund Freud et Jean Piaget - trois études suivies des textes de Wallon sur la psychanalyse. La Dispute.
    • (1998). Freud, Wallon, Lacan : l'enfant au miroir. Éditions EPEL.
    • (2006). Wallon et Piaget - Pour une critique de la psychologie contemporaine. L'Harmattan.

Notes de bas de page

  1. Zazzo, R. (1983). Henri Wallon alias Hubert (p.229-231). In Renée Zazzo. Où en est la psychologie de l'enfant?. Mediations.
  2. Zazzo, R. (1983). Henri Wallon alias Hubert (p.229-231). In Renée Zazzo. Où en est la psychologie de l'enfant?. Mediations.

Alexandre Zinoviev

(complété par Fabrice Fassio)

Alexandre Zinoviev (Александр Александрович Зиновьев}, né à Pakhtino le 29 octobre 1922 et mort à Moscou le 10 mai 2006[1], est un philosophe, logicien, écrivain et caricaturiste russe.

Il est considéré avec avec Evald Vasilievitch Ilyenkov comme l'un des premiers chefs de file de la philosophie soviétique réelle (sans intrusion idéologique) influençant ainsi d'autres penseurs dans les années 1960 et 1970[2].

Il se présente lui-même comme renégat soviétique et non comme un dissident.

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Sommaire

Biographie

Alexandre Zinoviev est né dans le village de Pakhtino, dans l'Oblast de Kostroma en URSS. C'est le sixième enfant d'Alexandre Iakovlevitch, peintre en bâtiment, et d'Appolinaria Vassilievna, paysanne. À la recherche d'une vie meilleure, la famille Zinoviev déménage à Moscou. À l'école du village, tout comme plus tard à celle de Moscou, Alexandre faisait preuve de grandes capacités. En 1939, il finit l'école avec une mention et entre à l' Institut de philosophie, littérature et histoire de Moscou (MIFLI). Ses critiques ouvertes de la construction du Socialisme conduisent à son expulsion du MIFLI, puis à son interpellation. Comme il le racconte dansLes confessions d'un homme en trop, après avoir passer une excellente nuit dans un lit bien plus confortable de chez lui, Zinoviev s'échappe suite à une maladresse du géolier qui n'a pas fermé la porte. Après une année d'errance à travers le pays sous divers noms d'emprunts, il finit sous un faux nom par s'enrôler volontairement dans l'Armée rouge en 1940 pour échapper avant tout à la faim bien plus qu'aux recherches qui avaient d'ailleurs été abandonnées vites faites et surévaluées par le fugitif. Il prend part à la Seconde Guerre mondiale en tant que fantassin, tankiste puis enfin aviateur. Bien que l'espérance de vie des aviateurs étaient très basses dans cette guerre, il effectue 31 sorties de combat, un exploi d'autant plus que 15 sorties étaient considérées comme héroïques. Mais, Zinoviev n'a jamais obtenu de médaille pour Héroïsme. Il est cependant décoré de l'Ordre de l'Étoile rouge mais Brejnev la lui a retirée.

Démobilisé parce son véritablement nom a été découvert, Alexandre Zinoviev entre à la faculté de philosophie de l' Université d'État de Moscou en 1946.

En 1951, il obtient son diplôme avec mention et commence une thèse. Il est l'un des fondateurs du cercle de logique de Moscou (à partir de 1952, entrèrent également dans ce cercle Boris Grouchine, Merab Mamardashvili et G. P. Chtchedrovitski).

En 1954, il soutient sa thèse de doctorat, Méthode du passage de l'abstrait au concret dans Le Capital de Karl Marx, qui porte l'analyse logique de la structure de l'oeuvre et « l'aspect logique de la méthode dialectique » [3].

En 1955, il devient collaborateur scientifique de l'Institut de philosophie de l'Académie des sciences d'URSS. En 1960, il soutint sa thèse d'habilitation et reçu le titre de professeur et de directeur de la chaire de logique de Université d'État de Moscou. Il écrivit de nombreux livres et articles scientifiques de renommée internationale (ses œuvres majeures ayant toutes été traduites à destination de l'Occident). Il est souvent invité à des conférences à l'étranger, mais décline toutes ces invitations.

Zinoviev est démis de ses charges de professeur et de directeur de la chaire de logique pour avoir refusé de renvoyer deux enseignants. Il commence alors à produire des écrits scientifiques sous formant de romans sociologiques sortant de l'écriture académique du domaine des sciences. Il le fait passer à l'Ouest par l'intermédiaire de collègues occidentaux.

En 1976, ces écrits sont rassemblés dans Les Hauteurs béantes (jeu de mot russe renvoyant aux «hauteurs radieuses» promises par le régime soviétique). C'est un essai mettant en scène des personnages-types, au ton résolument ironique, qui décrit la vie quotidienne en Union soviétique. Ce livre est jugé « antisoviétique » pour non-respect des normes idéologiques, et Zinoviev se voit retirer titres scientifiques et décorations militaires avant d'être renvoyé de son institut. Les organes de sécurité, selon lui, lui proposent l'alternative entre la prison et l'exil. Il choisit l'exil. Ce livre a été publié en français aux éditions L'Âge d'Homme en 1977 et a reçu le Prix européen de l'essai Charles Veillon la même année.

Il trouva refuge avec sa femme Olga et sa plus jeune fille Polina à Munich, en Allemagne, où il accomplit diverses tâches scientifiques ou littéraires, sans obtenir de poste fixe.

En 1999, il retourne en Russie, révolté par la participation de la France et de l'Europe occidentale aux opérations de l'OTAN contre la Serbie : "L'agression de l'OTAN contre la Serbie est le début de cette guerre là. Je suis frappé, abasourdi par la réaction que l'on a eue en France et en Europe occidentale face à cette guerre. Les Français doivent bien comprendre qu'en approuvant cette agression, ils commettent un acte de suicide historique[4]; Mais, il veut surtout partager, là-bas, le même sort que subissait le peuple yougoslave, sort qui allait bientôt toucher le peuple russe[5].

En Russie, à travers son article « Quand a vécu Aristote ? », il adopte la théorie de la Nouvelle Chronologie de Fomenko dans le sens où il proclame que l'histoire, ces récits, ces écrits ont toujours été de tout temps détournés, effacés, falsifiés au profit d'un vainqueur et que sa fille Polina Zinoviev[6] fut également l'illustratrice des livres de Famenko.

Alexandre Zinoviev est décédé le 10 mai 2006, d'une Tumeur du cerveau[7]. Il est inhumé à Moscou.

Œuvre littéraire

Alexandre Zinoviev a écrit une vingtaine de romans au style acerbe et satirique, dont la somme constitue une analyse anti-conformiste des différentes réalités sociologiques de son temps, en premier lieu la vie en régime communiste.

La méthode d'étude employé par Alexandre Zinoviev est la méthode du passage de l'abstrait au concret déjà employé par Karl Marx sur la société capitaliste du XIX. Marx définit les rapports sociaux de la société capitaliste à travers les milieux de production capitaliste (sphère professionnelle selon Alexandre Zinoviev in l'Occidentisme) qui génèrent une différenciation de la société en classes qui rentrent ainsi en contradiction (lutte des classes). Alexandre Zinoviev définit quant à lui les rapports sociaux à travers la sphère communautaire qui génère des contradictions entre les individus et la communauté (lutte individuelle pour la préservation ou l'amélioration des positions sociales).

Découvert en Occident grâce à la publication des Hauteurs béantes en Suisse en 1976, il débuta une carrière d'écrivain paria, censuré dans son pays. Ses romans décrivent, à travers d'innombrables anecdotes et historiettes caustiques, la réalité de la vie en régime communiste de la stagnation brejnévienne à la Perestroïka gorbatchévienne. À travers ces romans, il prétend à une étude sociologique en profondeur de la société communiste qui, juge-t-il, ne peut être réalisée que par une observation méthodologique de la vie quotidienne à toutes les échelles d'organisation de la société, des plus élémentaires relations de voisinage jusqu'aux plus hautes arcanes du pouvoir.

Il s'insurge contre la soviétologie occidentale, qu'il décrit comme obsédée par de prétendus « secrets du Kremlin » qui seraient capables d'expliquer le régime communiste dans son ensemble. Il dénonce une vision idéologique et non scientifique de la part d'historiens disposant pourtant maintenant de connaissances factuelles très importantes. En effet, les phénomènes historiques extrêmes comme la période stalinienne ne sont que la manifestation de puissants processus historiques sous-jacents, et il est historiquement absurde de réduire l'URSS à ses plus marquants méfaits (ou bienfaits). Il supprime ainsi toute transcendante dont les intentions dans les phénomènes de l'histoire par la méthode scientifique du passage de l'abstrait au concret.

Les thèses d'Alexandre Zinoviev diffèrent de celles de l'historien français Emmanuel Todd, qui se démarqua des procédés de la soviétologie occidentale dans son livre La Chute finale(1976). Les analyses de l'auteur russe diffèrent aussi de celles de nombreux auteurs anglo-saxons de l'école dite « révisionniste » (comme toutes sciences), par exemple, Moshe Lewin, Edward Hallett Carr ou Isaac Deutscher.

Alexandre Zinoviev analyse l'effondrement de l'URSS d'une tout autre façon que les sociologues et journalistes occidentaux (cf son ouvrage : La caida del imperio del mal - La chute de l'empire du mal -) Le communisme soviétique n'est pas mort d(une façon naturelle, mais a été détruit par des dirigeants tels que M.Gorbatchev et B.Eltsine, parrainés par leurs homologues de l'Ouest.

Dans les années suivant la disparition de l'URSS, Alexandre Zinoviev a dénoncé le totalitarisme qu'engendre l'occident et la mondialisation. Il développe, selon la même méthode dialectique, une critique du monde postsoviétique, allant jusqu'à déclarer que, s'il ne reniait pas ses critiques envers le régime précédent, il les aurait cependant tues s'il avait pu prévoir ce qu'il adviendrait après sa chute. Ce qui l'a amené, notamment, à soutenir et à adhérer le Parti communiste de la Fédération de Russie lors de l'élection présidentielle de 1996 jusqu'à sa mort en 2006.

Le Centre d'études Alexandre Zinoviev, rattaché à l'université d'État de Moscou, a ouvert ses portes le 25 avril 2014.

Bibliographie : Romans et traités sociologiques

En français

  • Les Hauteurs béantes, L'Âge d'Homme (1976)
  • L'Avenir radieux, L'Âge d'Homme (1978)
  • L'Antichambre du paradis, L'Âge d'Homme (1979)
  • Notes d'un veilleur de nuit, L'Âge d'Homme (1979)
  • Sans illusions, L'Âge d'Homme (1979)
  • Cette fiction dite scientifique in Univers (anthologie périodique) n°17, ed J'ai Ju, 1979 (ISBN: 978-2-277-11958-6)
  • Nous et l'Occident, L'Âge d'Homme (1981)
  • Le Communisme comme réalité, L'Âge d'Homme (1981)
  • Homo sovieticus, L'Âge d'Homme (1982)
  • La Maison jaune, L'Âge d'Homme (1982)
  • Ni liberté, ni égalité, ni fraternité, L'Âge d'Homme (1983)
  • Katastroika, L'Âge d'Homme (1984)
  • Le Héros de notre jeunesse, L'Âge d'Homme (1984)
  • L'Evangile pour Ivan, L'Âge d'Homme (1984)
  • « 1984 » et 1984 in Science-Fiction 2 : politique, éd Denoel, juin 1984, (ISBN:978-2-207-33002-9)
  • Va au Golgotha, L'Âge d'Homme (1986)
  • Para bellum, L'Âge d'Homme (1987)
  • Le Gorbatchévisme, L'Âge d'Homme (1987)
  • Ma maison, mon exil, L'Âge d'Homme (1988)
  • Vivre, Éditions de Fallois (1989)
  • Confessions d'un homme en trop, Olivier Orban (1990)
  • Perestroïka et contre-perestroïka, Olivier Orban (1991)
  • Tsarville, Plon (1992)
  • L'Occidentisme - Essai sur le triomphe d'une idéologie, Plon (1995) (Lire le texte intégral offert par zinoviev.fr)
  • La Grande rupture, L'Âge d'Homme (1999)
  • Gaités de Russie, Éditions Complexe (2000)
  • La suprasociété globale et la Russie, L'Âge d'Homme (2000)

En russe

  • Русская судьба (Le destin russe)
  • На пути к сверхобществу (En route vers la supersociété)
  • Кризис коммунизма (La crise du communisme)
  • Глобальный человейник (La fourmilière globale)[8].
  • Логическая социология (Sociologie logique)
  • Русская трагедия (La tragédie russe)
  • Я мечтаю о новом человеке (Je rêve d'un homme nouveau)
  • Фактор понимания (Le facteur de la compréhension)

Divers

  • es : La caida del imperio del mal, Edicions Bellaterra, S.A., 179p., 1999
  • it : Il superpotere in URSS. Il comunismo è veramente tramontato?, SugarCo, 232p., 1991

Bibliographie : Publications scientifiques

En anglais

  • Philosophical problems of many-valued, D. Reidel Publishing Company, 1963
  • Foundations of the logical theory of scientific knowledge (Complex Logic),D. Reidel Publishing Company, 1973
  • Logical physics, D. Reidel Publishing Company, 1983

En russe

Bibliographie d'après l'ouvrage en anglais Philosophical Problems of Many-Valued Logic :

  • Method visxoždenija ot abstraktnogo k konkretnomu : avtoreferat dissertaci (La Méthode du passage de l'abstrait au concret : sujet de thèse), Moscou, 1954
  • Rasširjat' tematiku logičeskix issledovanij (Élargissement du contenu des recherches en logique), Voprosy Filosophii, 1957, 3, 211-215
  • O razrabotke dialektiki kak logiki (Sur le développement de la dialectique comme logique), Voprosy Filosophii, 1957, 4, 188-190
  • ...

Réceptions médiatiques

Distinctions

  • Membre de l'Académie des beaux-arts de Munich
  • Membre de l'Académie des Lynx
  • Prix européen de l'essai, 1977
  • Meilleure nouvelle européenne, 1978
  • Prix Médicis étranger, 1978
  • Prix Tocqueville, 1982
  • Citoyen d'honneur des villes de Ravenne, d'Avignon et d'Orange (Vaucluse)

Bibliographie sur l'œuvre d'Alexandre Zinoviev

  • Polina Zinoviev, 2012 Alexander Zinoviev birthday, blurb.com, 2012 (livre en 5 langues dont des textes en français)
  • Fabrice Fassio, La nature du communisme selon Alexandre Zinoviev, Arcane Beaunieux, 1991, 112 p.
  • Jon Elster, Psychologie politique (Veyne, Zinoviev, Tocqueville), Les Éditions de Minuit, 1990, 190p
  • Fabrice Fassio, Alexandre Zinoviev : les fondements scientifiques de la sociologie, La Pensée universelle, 1988, 220 p.
  • Claude Schwab, Alexandre Zinoviev : Résistance et Lucidité, L'Age d'Homme, 1984, 1990, 192 p.

En ligne : Alexandre Zinoviev et son oeuvre

  • {fr} zinoviev.fr nouveau site en construction par Fabrice Fassio

Entrevue avec Alexandre Zinoviev

Citations

=> Sur wikiquote (Plus embêtant pour la censure wikipédienne inconsciente par les idiots - Les Patrouilleurs - , et consciente par les imbéciles - La Haute-hiérarchie administrative et la Mafia wikipédienne -)

  • J'ai été un antistalinien convaincu dès l'âge de dix-sept ans. L'idée d'un attentat contre Staline envahit mes pensées et mes sentiments. (Les Confessions d'un homme en trop).
  • Lorsque Staline était encore en vie, je voyais ça autrement, mais maintenant que je peux survoler ce siècle, je dis : Staline a été la plus grande personnalité de notre siècle, le plus grand génie politique. Adopter une attitude scientifique à l'égard de quelqu'un est autre chose que manifester son attitude personnelle. (Interview Humo, 25 février 1993.)
  • Notre époque n'est pas que post-communiste, elle est aussi post-démocratique. Nous assistons aujourd'hui à l'instauration du totalitarisme démocratique ou, si vous préférez, de la démocratie totalitaire. (La Grande Rupture).

Notes et références

  1. Dernier exil pour Alexandre Zinoviev, Libération, 13 mai 2006
  2. Abdousalam A. Guseinov & Vladislav A. Lektorskij La philosophie en Russie. Histoire et état actuel. Diogène 2008/2 (n° 222). PUF.
  3. Alexandre Zinoviev, Les confession d'un homme en trop, Folio, 1991, p332-323
  4. (fr) : http://www.zinoviev.ru
  5. Olga Zinoviev dit à ce sujet :
  6. [http://ring.mithec.com/eng/zinoviev.html Diane Deolen:
  7. L’écrivain russe et ex-dissident Alexandre Zinoviev est mort, russie.net, 10 mai 2006